Gefängnis



 

 
 Prologue, Chapitre I ─ le charivari
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MessageSujet: Prologue, Chapitre I ─ le charivari   Jeu 31 Juil - 23:00


Prologue, chapitre 1








Le charivari
La fête s'était installée à Close.

Les rues d'ordinaire si tristes et si silencieuses étaient pour l'occasion décorées de guirlandes et de banderoles aux couleurs fraîches et joviales. Sur les pavés sales étaient répandus des confettis de toutes les couleurs et toutes les formes, et les festoyeurs plongeaient leurs mains dans de gros sachets pour en jeter dans les airs. Le blason de la capitale, un C pris dans une chaîne à trois maillons, était affiché partout : sur les murs des maisons et des boutiques, sur des panneaux et des drapeaux, et même sur le visage et les vêtements de certaines personnes.

La foule s'amassait dans les rues et convergeait vers une seule et même destination : la place de la Mauvaise Fortune. Le cœur de la fête se trouvait là, et le capharnaüm régnant dans toute la ville y atteignait son apogée. Des gens chantaient et criaient, applaudissant les comédiens déguisés sur la scène, et des chars ornementés représentant des scènes des contes d'Amsel fendaient la foule avec lenteur et difficulté. Des saltimbanques, des jongleurs, des musiciens ambulants et des cracheurs de feu se disputaient la vedette sous les rires et les commentaires appréciateurs ─ ou moqueurs ─ des spectateurs. Sous des toiles étendues pour l'occasion, des buffets recouverts de fruits, de viandes et de pains attiraient les affamés, et des tonneaux de bière et de vin étaient empilés au grand ravissement des assoiffés, certains déjà affalés sur le sol avec le regard perdu dans le vague.

Mais ce qui avait le plus grand succès dans cette ambiance festive, c'étaient bien sûr les costumes et les masques des invités. Beaucoup s'étaient rendus au grand charivari de Close dans des déguisements représentant les grandes personnalité de Gefängnis, et nombreux étaient ceux à en profiter pour mimer et ridiculiser les personnages qu'ils incarnaient, tandis que d'autres en contraire se pavanaient avec fierté. Partout sur la place avaient été dressés des chapiteaux dans lesquels attendaient d'autres costumes, prêts à être enfilés de gré ou de force par la foule sur de pauvres malheureux qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. Ainsi on voyait des personnes être littéralement soulevées par les spectateurs et être portées jusque sous les tentes pour finalement ressortir de là déguisées. Et évidemment il s'agissait de ce qui amusait le plus le public.

Tout était sans dessus-dessous, quelle folie, dans Close quel beau charivari !


Concrètement
Bienvenue au premier évènement de Gefängnis ! Il s'agit de la toute première étape du prologue, du lancement de l'intrigue. Et même si le charivari ne semble qu'anodin pour le moment, je vous assure que ce ne sera pas le cas. :rire mystérieux: C'est donc une chose importante à laquelle il ne faut pas manquer de participer ! Et puis, il faut bien le dire, ça nous fera plaisir de voir que vous vous intéressez à cela. ♥

Mais vous avez sûrement des questions plein la tête, et je vais m'efforcer d'y répondre au mieux dans les points suivants :

Pour participer au charivari, vous avez jusqu'au 10 août pour poster dans ce sujet un message rp décrivant ce que fait votre personnage.
Ceux qui ont eu l'occasion de s'inscrire à la distribution des rôles ici auront bien entendu leur costume sur eux ! Je rappelle que les acteurs se sont rendus au charivari avec leur propre costume tandis que les victimes ont été transportées de force par la foule dans un des chapiteaux pour être déguisées.
Pour les autres, vous pourrez évidemment participer aussi au charivari et profiter de la fête, sans être déguisés cependant.
Les personnes s'étant inscrites à la distribution des déguisements et ayant posté leur message recevront 20 Gelds à la fin des festivités, quant aux autres ils recevront aussi 10 Gelds pour leur participation !

Voilà pour les précisions, maintenant je vous libère la place. Amusez-vous bien ! ♥





Les rôles








Ça y est, le moment est venu ! Le staff a délibéré, et voilà les personnages en lesquels vous serez déguisés. ♥

Attribution
Acteurs :
Nyméria → Séléna
Abschaum → Schön
Masked → Hurle
Koleos → Grausamkeit
Lux Jenkins → Lancelot Walker
Schön → Hermès
Adam Doiski → Iris
Midnight → Jäger

Victimes :
Bakhome → Fabiola Ivaldi
Séléna → Gesetz
Drathir Linath → Lyra
Hurle → Méliès
Lancelot Walker → Dahlia
Athènes → Abschaum
Lys → Amsel
Lutèce → Koleos
Grimoald → Drogon

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MessageSujet: Re: Prologue, Chapitre I ─ le charivari   Ven 1 Aoû - 1:24



❝Le Charivari
• Drathir dans le rôle de Lyra •



Le Charivari. Nom de merde pour une activité de merde. Faut croire que les gens n’avaient rien d’autre à foutre que de prendre l’apparence de leurs voisins pour se moquer de ces derniers. C’était puéril, mais surtout lâche. Qu’il était facile de se jouer de quelqu’un lorsque l’on était sûr de ne pas se faire prendre ensuite, qu’il était aisé de critiquer ou de colporter de fausses rumeurs, tranquillement caché derrière un masque de fortune. Certains rafleurs avaient profité de l’occasion, essentiellement pour prendre l’apparence des maîtres, se donnant ainsi la sensation d’être fort. Pour sa part, la blonde voulait leur tête, la vraie, pas un vulgaire déguisement. C’est pour cela que la jeune femme refusa de prendre part aux festivités, se contentant de s’adosser contre un mur, les bras croisés contre sa poitrine, en observant les gens qui couraient et se bousculaient en riant, exhibant leurs vêtements d’un soir. Fiers comme des paons. Ravalant un soupir, levant les yeux au ciel, la rafleuse s’apprêtait à faire demi-tour, désireuse de quitter cette ambiance festive et empreinte d’une fausse joie pour s’adonner à une activité solitaire, plus calme. Ou peut-être irait-elle casser la gueule à quelques imprudents, surtout si par mégarde ces derniers s’amusaient à la ridiculiser elle. Drathir n’eut toutefois pas le temps de faire quoi que ce soit, que déjà un groupe de personnes l’attrapait par les bras, l’attirant avec eux à l’intérieur de ces grandes tentes destinées au déguisement.

Dans un sifflement agacé, la blonde ne se retint que de justesse de leur exploser le crâne, songeant au monde qu’il y avait. Autant éviter de trop se faire remarquer, un massacre ne lui attirerait que des ennuis. Ce fut donc en ravalant sa fierté et ses coups qu’elle se laissa entraîner, non sans se débattre par principe, jusqu’à l’intérieur d’une tente. De là, tout s’enchaîna très vite, trop vite même. En quelques minutes elle se retrouva en robe… En robe bordel. Une jolie robe toute mignonne, une robe d’adoratrice. Pour compléter la tenue on lui refourgua entre les mains un livre assez imposant résumant les contes d’Amsel. La jeune femme grinça des dents, elle était une perdue, elle venait de Terre. Si encore on lui avait filé le conte de Blanche-neige ou de Cendrillon, mais non, fallait qu’on lui refile les histoires de ce crétin dont elle ignorait quasiment tout, pour la simple raison qu’elle s’en contrefoutait royalement. Dans un grognement, elle pencha la tête pour voir de plus près le bout de tissu qui lui servait de vêtement désormais, lui donnant au passage une sale impression de mal être. Elle n’était définitivement pas à l’aise dans ce genre de tenue, n’ayant jamais eu l’opportunité de porter une robe depuis son arrivée ici. La blonde n’eut pas le temps de méditer là-dessus toutefois que déjà on la forçait à s’asseoir dans de nouveaux éclats de rire, avant de s’emparer de ses cheveux. Ces derniers, devenus longs depuis un moment et arrivant à sa poitrine, furent alors emmêlés entre eux afin de donner au final une jolie et grande tresse qui glissait le long de son épaule gauche. Levant ses prunelles d’émeraudes vers le miroir face à elle, la rafleuse eut un hoquet de surprise en découvrant son reflet. Ce n’était pas grand-chose et pourtant cela la changeait considérablement. Passé la surprise, la jeune femme considéra toutefois que cela ne lui allait pas. La tenue et la coiffure, indépendamment l’une de l’autre, étaient jolies. Mais l’ensemble lui donnait un aspect sage et doux qu’elle ne s’était jamais connu, et qu’elle ne souhaitait pas se connaître.

Glissant ses doigts sur son visage, la blonde fut ravie de constater que ses traits lui donnaient encore un air assez dur. Et elle n’eut aucun mal à afficher ce sourire narquois qui lui correspondait tant. Cependant, à peine ceci fait, qu’une des personnes autour d’elle lui tapait sur la main en guise de réprimande.

« C’est un costume d’adoratrice d’Amsel. Elle répand sa bonne parole, raconte les exploits contenus dans ce livre aux plus jeunes, écoute les plus grands. Chaleureuse, elle propose toujours son aide aux autres car elle sait que du bon existe en chacun des hommes. Alors je veux un vrai sourire. File maintenant, profite de la fête !
- Non mais tu sais où tu peux te le foutre ton bouqu-… »

Pas le temps de finir sa phrase que déjà la jeune femme se retrouvait propulsée dehors, l’accès au chapiteau se renfermant derrière elle. Tournant sur elle-même, la blonde observa les alentours. Il y avait du monde, beaucoup trop à son goût. Et elle qui se tenait là, en robe, une jolie tresse sur le côté. Du maquillage avait également été rajouté, masquant les quelques cicatrices normalement visibles et adoucissant ses traits. Et cette robe qui remontait jusqu’à son cou et descendait jusqu’à ses pieds, bon sang… Vive la chasteté, une combinaison n’aurait pas été plus efficace. A quoi ça sert de porter ce genre de tenue si ce n’est pas pour rendre un homme fou à la vue d’une parcelle de peau ou deux ? Ravalant un sifflement agacé, Drathir manqua alors de trébucher quand un homme la bouscula. Jetant un coup d’œil au concerné, se retenant de lui sauter à la gorge, elle haussa un sourcil devant le déguisement. A priori cet homme avait tenté de se faire passer pour un raffleur, tout du moins c’est ainsi qu’elle interprétait la présence d’épée en mousse et de faux sang sur sa peau. Au fond c’était assez normal, assez convaincant. Tout comme sa réaction, ce sourire pervers qu’il arborait désormais et cette voix qu’il tentait de rendre séductrice.

« Hey princesse, tu veux savoir ce qu’est un homme, un vrai ? J’pense pas qu’on t’apprend ça dans ton bouquin. Inspirant lentement, décidant de jouer le jeu un moment, la rafleuse s’autorisa un sourire qu’elle tentait de rendre doux au possible avant de répondre poliment. Son livre entre les mains. Je vois que vous ne savez pas ? Ce sont les préceptes d’Amsel et le premier dit clairement… Ne finissant pas sa phrase elle leva alors son bouquin vers la gauche et avec violence, l’utilisa pour frapper l’homme qui lui faisait face, lui déboîtant la mâchoire, lui pétant le nez, et manquant de lui faire valser la tête en un coup à peine. C’est qu’il était lourd ce bouquin. Le concerné tomba à terre, dans un couinement qui lui arracha un sourire satisfait, alors qu’elle achevait froidement. Pas touche connard. »

Sur ces paroles, elle jeta un coup d’œil amusé à son arme de fortune, avant de se décider à se mêler à la populace. Cette altercation avec le faux rafleur l’avait mise de bonne humeur. Si bien qu’elle décida de jouer le jeu. Si elle s’approchait peu des gens, elle ne rembarrait pas ceux qui venaient vers elle. Et finalement elle fut surprise de constater que les langues étaient bien pendues ce soir, comme quoi il était possible d’apprendre pas mal de choses. Les déguisements permettaient à quiconque de dire tout ce qu’il voulait sans crainte ou presque, et bien qu’il soit difficile de démêler le vrai du faux, cela avait son utilité. Drathir passa donc sa soirée ainsi, daignant parfois lire un ou deux contes de son livre pour faire plaisir aux gamins, et inventant des conneries quand on lui demandait ce qu’elle pensait d’Amsel. Oui, un grand homme que ce Amsel, surtout quand il a tué le minotaure. Si si, c’est vrai puisque je le dis, mais c’est une légende peu connue. Et la soirée se passa ainsi, calmement, parfois entrecoupée de violences aussi passagères que discrètes, ou de moqueries subtiles visant les adorateurs d’Amsel dont elle revêtait le costume. Car il fallait être vraiment naïf pour s’accrocher encore à ce genre de contes une fois adulte. Elle remarqua également Dahlia, propriétaire de la taverne pacifique des environs, un homme qu’elle respectait pour le simple fait d’avoir foutu une branlée à Lancelot. Un homme qu’elle aurait volontiers abordé, si elle avait eu la certitude qu’il s’agissait bien de lui. Comme ce n’était pas le cas, elle préféra s’abstenir, poursuivant son bain de foule.

•••

hors jeu:
 

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MessageSujet: Re: Prologue, Chapitre I ─ le charivari   Ven 1 Aoû - 16:01

Ça faisait plaisir de voir tout le monde riant et dansant sur la place. Les festivités battaient leur plein  et déjà un immense vacarme résonnait dans toute la prison. On lui avait parlé du Carnaval de Rio, mais il n'avait jamais compris ce qu'était une « fête » avant ça. La fête c'était quand tout le monde arrêtait ses activités, oubliait ses différents et s'amusait ensemble.

Adam était venu avec son costume de Iris sur lequel il avait beaucoup travaillé. Un masque de cyclone en bois, une large tunique blanche et une perruque en plumes. Il devait rejoindre Masked qui s'était déguisé en Hurle-au-Vent, mais l'épaisse foule qui s'agitait devant lui l'empêchait de voir plus loin que la quatrième couche de personnes qui l'entourait.
La foule le poussa vers un stand près d'un mûr sur lequel traînait un chaudron qui fumait. « Hé toi, je suis sûr que tu peux pas boire un vers de ça sans gerber ! » Avant même qu'il ait eu le temps de réagir, on lui fit boire un verre d'une traite avant de le repousser dans la foule.
Un passant avec une coiffure en forme de fruits lui rentra dedans et s'écria : « Hé les mecs c'est Iris ! Tu es le troisième qu'on voit de la journée, pas très original dis donc ! Allez dis un truc ! Fais nous rire ! »
L’embarrât passé, et puisqu'il n'avait rien à perdre, il leur rétorqua

« Les fruits de ton savoir sur ton crâne ne pas siéger, ton cœur seul décide du chemin de ta maison »

Mais qu'est-ce qu'il disait ? Il n'en savait trop rien, il commençait à tituber. Quel était cet étrange breuvage ?
L'homme en face se mit à rire à gorge déployée, et empoigna l'épaule d'Adam. « Tiens elle est pour toi ! Tu l'as bien méritée ». Il dévissa sa gourde et versa dans la bouche dans la bouche de la jeune chimère une gorgée d'un liquide qui lui brûla la gorge, avant de partir vers quelqu'un déguisé en Grausamkeit.

Soudain il aperçut Masked au loin. Ce n'était pas facile avec la foule, et il eut du mal à se frayer un chemin. Il rencontra bientôt un obstacle, un homme obèse étalé sur le sol, qui empêchait sa progression, et décida d'interpeller Masked de loin.

« Hé Hurle-au-Gland ! Les rochers lunaires du saint esprit empêchent notre osmose hétérosexuelle ! Hé ben, hé ben ! À force de rafler le temps des cerise t'a atteint en plein cœur c'est ça ? »

Elle était bonne celle-là. Ah c'est bon, il m'a entendu. Tiens c'est étrange, il me semblait que Masked était plus petit. Bah, il est peut être sur des échasses.

« HURLE-AU-GLAND ! HURLE-AU-GLAND ! HÉ TU ME RÉPOND OUI ?»

Gesticulant les bras en l'air, il continuait de crier parmi la foule.

« C'est ton globe oculaire de l'oeuil préféré ! »

Ha ça y est il vient ! Pourquoi il pousse les gens ? Il a l'air bien énervé tiens, lui qui aime pourtant les blagues. Hé mais attend, pourquoi est-ce qu'il avait pris de vraies armes pour son costume ? Et il est vraiment beaucoup, beaucoup plus petit d'habitude.

Tout à coup, son interlocuteur qui avançait lentement vers lui d'un pas nerveux se mit à son tour à proférer des insultes. Ce n'est que quand il se retrouva nez-à-nez avec lui que Adam se rendit compte que la personne en question, c'était le vrai Hurle-au-Vent. Il saisit deux passants qui essayaient de faire les poches à un vieux déguisé en Traurigkeit et les balança sur son poursuivant. Il courut le plus vite qu'il put à travers la foule, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive qu'il avait semé le rafleur.
Après cette mésaventure, il continua malgré tout d'errer, titubant ou gesticulant, dans la foule en proférant des phrases dénuées de sens, jusqu'à ce qu'on le retrouve au petit matin dans le château figé, noyé dans son vomi.
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MessageSujet: Re: Prologue, Chapitre I ─ le charivari   Ven 1 Aoû - 23:00



Le Chivari est une fête à laquelle tout le monde peut se mélanger. Un Rafleur devient un Maître et joue avec une Chimère qui devient un Rêveur. Parfois c'est difficile de reconnaitre si c'est la vrai personne ou un déguisement tant ils sont bien fait. Pour ta part, tu restes dans ton coin avec Drathir qui remarque à peine ta présence. La plupart des Rafleurs sont en train de s'amuser à jouer des Maîtres, et pour Acid Joke c'est le fou furieux Lancelot dont elle se moque. Tu es encore moins de la partie que la seconde capitaine, et tout deux vous restez adossés à un mur à regarder la scène se dérouler. Les gens sont heureux, rient, font la fête. Ce n'est pas trop ton truc de te moquer des gens en les imitant mais c'est vrai que parfois c'est drôle de voir une Iris se faire poursuivre par le vrai Hurle-au-vent. Aïe, le déguisement était peut-être un peu trop vrai, voir carrément vrai. Tu ris, parfois, et trop occupé sans doute, tu ne remarques pas Drathir déjà ailleurs. Tu te fais alors d'un coup embarqué par une foule qui te tire dans une tente. On t'enfile une jupe et une chemise, avec de drôles de gadget en faux métal sur les jambes et sur le bras. En te plaçant de la peinture sur le bras gauche, tu reconnais le bras squelettique de Koleos. Encore plus quand on te met un cache-oeil avec un rond bien rouge qui rappelle celui de la si célèbre chimère. Celle qui fait peur aux enfants et dont on en ferait une vrai légende. C'est drôle, mais en sortant de la tente tout le monde te regarde en riant et en te montrant du doigt. Tu ne sais pas si tu dois rire ou pleurer, mais on te bouscule et on commence à te porter, te traitant de monstre.
Tu espère juste que la vrai Koleos n'est pas là pour voir le spectacle. Ou alors qu'elle est trop occupée ailleurs. Tu essayes de sourire, pour faire bien, et tu tends tes bras vers les enfants qui, au départ attiré par ta tête, s'enfuie terrifié. Cette chimère vit ça tout les jours. Ton cœur se pince, et tu donnes des coups de pied au gars qui te porte sur tes épaules en lui demandant de te descendre. On te hue, on te bouscule, mais tu t'en vas vers la nourriture. Tu manges un moment, tu fais peur aux enfants encore une fois (en faisant une tête blasée avec un "bouh" à faire... pas vraiment peur à quelqu'un), et tu regardes le spectacle en jetant ton cache-oeil par terre, fatigué. Tu n'aimes pas te moquer. Surtout que quand tu croises le regard de la chimère pour de vrai, ton sang se glace et tu t'en vas loin. Désolé.  

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Prologue, Chapitre I ─ le charivari   Ven 1 Aoû - 23:24


Au milieu de la foule en mouvement, Séléna contraste avec sa stature droite et son allure calme. Elle ne crie pas, elle ne danse pas, elle ne coure pas. Elle observe. Le jour du charivari se mélange toute la population de Gefängnis dans une atmosphère essentiellement joyeuse. Chimères, Perdus et Natifs se mêlent les uns aux autres sans savoir à qui ils ont affaire, et cet anonymat éloigne les conflits. Pendant ces temps festifs, l'hostilité de Gefängnis semble loin.

Si elle ne le montre pas, Séléna s'amuse pourtant bel et bien. De voir autant de vie autour d'elle lui donne un peu d'espoir. Soudain prise dans une farandole, elle est emportée jusque sous un chapiteau. Elle n'est pas venue déguisée ; ceux la connaissant sous son visage de cheftaine des Rêveurs ne l'auraient plus prise au sérieux. Mais avant même d'être entrée sous la tente, elle sait ce qui l'attend.

Bousculée de tous les côtés, on lui enfile une longue robe noir et déjà elle commence à étouffer dedans. Elle sent qu'on lui tire les cheveux en la coiffant à la va vite et qu'on lui étale de la poudre sur le visage. Dans l'unique miroir de la tente elle aperçoit son reflet. Et c'est la reine qu'elle voit là : avec son teint gris et ses cornes recourbées. Elle n'a pas le temps de dire ouf et voilà qu'on la pousse à l'extérieur. Là les gens applaudissent, d'autres éclatent de rire, beaucoup commencent déjà à lui envoyer les piques et les pires remarques qu'ils aimeraient faire à la reine.

Ça la fait un peu sourire. Elle s'avance au milieu du chahut, ne sachant que faire. Au final, elle choisit de faire ce que la reine fait de mieux : rien.
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MessageSujet: Re: Prologue, Chapitre I ─ le charivari   Sam 2 Aoû - 17:18

Le Charivari
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