Gefängnis



 

 
 le pouvoir de pardonner ••• bakhome
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MessageSujet: le pouvoir de pardonner ••• bakhome   Mar 5 Aoû - 15:25



Intrus.
Étranger.

Abschaum avait fuit le prince aujourd'hui, mais elle sentait que ce n'était pas terminée. Peut-être l’avait-on suivie, peut-être attendait-on quelque chose d'elle...Ce qui était certain, c'est qu'on avait pénétré un zone qui lui appartenait. Qui que ce soit, il allait vite comprendre que l'on ne pénètre pas ses eaux sacrées, sans en payer le prix.

Observée.
Épiée.

Malchanceux petit être, dont les yeux cherchaient à se poser sur elle, mais elle saurait lui faire comprendre que rien n'est anodin avec la gardienne. Il serait bientôt la victime. Le repas peut-être aussi. Après tout, il avait franchit les limites et puis, n'était-elle pas énervée ? N'avait-elle pas besoin de se venger ? Si. Elle estimait bien évidemment, que c'était son droit.
Il n'y était certainement pour rien, mais quand bien même...Elle s'en fichait. Abschaum est Abschaum, capricieuse et délicieusement douteuse. Lorsqu'elle désire quelque chose, elle l'accomplit et qu'importe les conséquences. Ou les jugements. Elle n'avait pas besoin d'approbation, la reine des eaux n'en a jamais besoin.

Vite. Il lui fallait regagner la surface, dommage, elle serait bien restée dans les profondeurs. Malgré son attirance pour la surface, il n'y a que là qu'elle se sentait bien. N'est-ce pas son royaume après tout ? Pourtant dans pareille situation, elle ne pouvait rester de marbre.
C'en était trop pour une même et seule journée.

Oui, il était bien là l'importun. Elle le voyait à travers le trouble de l'eau. Elle tentait de l'identifier à mesure que sa tête émergée avec lenteur. Malheureusement, elle ne connaissait que trop bien. C'était le toutou, le chien du prince et elle ne l'aimait pas plus que lui d'ailleurs. Toujours à le suivre, sans jamais rien dire. Nul besoin de savoir s'il approuvait ou pas, de  toute façon il ne faisait rien.
« Bakhome ! Tu crois peut-être qu'il t'est possible  de parcourir mes eaux ? Tu crois que cela restera sans conséquences ? »
Elle sortait de l'eau pour lui faire face, à lui, qui se croyait tout permis. Il avait outrepassé ses droits,  Prince ou pas. Quoi qu'il en soit, elle n'avait jamais respecté Schön. Pas plus que la reine d'ailleurs. Seul son père trouvait grâce à ses yeux. Alors il allait payer pour son statut, pour sa personne.
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MessageSujet: Re: le pouvoir de pardonner ••• bakhome   Mer 6 Aoû - 23:51




Bakhome était sorti tôt de Close ce matin-là. Il s'était glissé hors de la chambre du Prince après s'être assuré que le royal fessier était bien au chaud dans son lit et avait tout de suite prévenu quelques gardes de surveiller les sorties pour ne pas le laisser filer. Il n'avait pas vraiment espoir que ces incapables réussissent à l'arrêter, mais c'était toujours mieux que rien. Il avait pris de quoi se nourrir au cas où le voyage durait trop longtemps, il n'allait pas bien loin mais qui savait ce qui pouvait se passer dans les contrées dangereuses de Gefängnis. Dès qu'il avait appris la nouvelle, il s'était senti obligé d'aller présenter des excuses officielles.

« Tu as fait quoi à Abschaum ? »

Draguer les filles de bas étage c'était pas très grave et puis certaines ne demandaient que ça de coucher avec le Prince. Mais aller voir une créature pour la harceler c'était vraiment décevant.  A la limite, si elle avait accepté ce n'était que son problème, mais Bakhome était persuadé que quelqu'un était allé un peu trop loin et s'était montré un peu trop insistant. Il avait bien vu comment il lui parlait mais pensait que ça n'allait pas plus loin que ça. Schön était comme ça avec à peu près tout le monde. Après lui avoir fait la leçon pendant une bonne dizaine de minutes, il l'avait surveillé jusqu'à ce qu'il s'endorme pour s'assurer qu'il n'aille pas à la taverne une fois le dos tourné.

Il devait faire vite pour être rentré dans la journée, le lac était tout proche alors ça n'allait pas être difficile. Bakhome avait énormément de respect pour les créatures, elles étaient encore plus contraintes que lui et devaient absolument exercer leur fonction. Si Bakhome ne voulait pas exécuter un ordre de Schön, il n'avait qu'à s'opposer et c'était réglé. Les créatures, à l'inverse, étaient obligées de suivre les ordres de leur Maîtres, même si ça allait à l'encontre de leurs principes. Il avait toujours eu un faible pour Abschaum, non pas parce qu'elle était extrêmement belle, Bakhome ne regardait jamais les personnes pour ça, mais parce qu'elle était responsable de l'eau et le désert lui a appris à aimer l'eau et la chérir comme un bien précieux dont il ne pouvait se séparer.

Il arriva très vite au lac d'Amsel, en profita pour faire une prière et s'assit par terre. Il n'avait aucune idée de ce qu'il comptait faire pour la faire venir. Il l'avait appelée plusieurs fois mais est-ce qu'elle pouvait l'entendre de là où elle était ? Peut-être qu'elle était à l'autre bout de Gefängnis. Au final, c'était une mauvaise idée d'être venu ici sur un coup de tête et il l'aurait su s'il avait utilisé sa tête deux petites minutes au lieu de partir comme un voleur.  C'était toujours comme ça de toute façon, Bakhome ne réfléchissait jamais avant d'agir et Amsel seul savait comment il avait réussi à garder quelqu'un en vie pendant sept ans sans avoir aucun problème.

Après avoir tourné en rond pendant une bonne dizaine de minutes, il s'était assis au bord de l'eau, avait enlevé ses chaussures et avait étendu ses jambes le long de la plage. Un bain de pied était toujours appréciable, surtout après quelques heures de marche. Il adorait le contact de l'eau et prenait des bains aussi fréquemment qu'il le pouvait. Cette sensation de flotter, d'être dans le vide mais toujours soutenu par une force invisible, c'était magique. L'eau était douce, elle avait beau le toucher, lui caresser les bras, les jambes ou le torse, il ne se sentait jamais oppressé par sa présence. Bakhome prenait les petits cailloux de la plage pour faire des ricochets à la surface du lac. Il n'était pas très fort mais ça faisait passer le temps. Il allait attendre un peu et si elle ne venait pas, il allait rentrer dépité au palais.

A sa grande surprise, il sentait déjà du mouvement dans l'eau. Au départ, il s'était dit que ce n'étaient que les pierres qu'il lançait. Mais quelque chose approchait vers lui à une très grande vitesse. Il reconnut la chevelure de braise juste avant qu'elle ne sorte de l'eau.

« Bakhome ! Tu crois peut-être qu'il t'est possible  de parcourir mes eaux ? Tu crois que cela restera sans conséquences ? »

Elle était tant furieuse que majestueuse, le garde du corps sortit promptement de l'eau pour ne pas l'offenser, se relevant tant bien que mal avec le bas de son pantalon mouillé. Il était confus car c'était la première fois qu'il lui parlait directement. D'habitude il y avait le Roi ou le Prince et il n'assistait qu'à des ordres ou des sous-entendus... aussi subtils que pouvaient l'être ceux de Schön.

« Je... je suis vraiment désolé ! Articula-t-il, confus, je ne voulais pas vous offenser je suis venu pour parler avec vous. »

Bakhome se mit à genoux devant elle en baissant les yeux. Les créatures devaient être traités avec des pincettes, elles étaient imprévisibles et pouvaient le réduire en cendres, lui le grand garde du corps du prince. Il joignit ses deux mains devant lui avant de déclarer d'une voix aussi assurée qu'il le pouvait.

« J'ai été témoin du traitement que le Prince vous offre et je tenais à venir m'excuser en son nom. Il a beau être héritier de tant de terres, il ne sait pas ce qu'il fait parfois. »

Il reprit son souffle en se grattant la nuque.

« Il a beau agir comme un loup affamé ou je ne sais quoi, il vous a définitivement manqué de respect et ne vous a pas traité avec les honneurs que vous méritez. Excusez-le, il reste quelqu'un de bien et de très attentionné, s'il vous plaît n'ayez pas l'idée de lui faire du mal ou de le punir pour ça, il ne sait pas qu'il fait quelque chose de mal... »

Bakhome serra ses mains jusqu'à ce qu'elles deviennent blanches, il avait peur de la puissance des créatures, parce qu'il savait qu'il était sans défense face à elle. Mais il tenait à les traiter comme des personnes normales car la majorité employait son pouvoir pour faire le bien et qu'aucun citoyen innocent n'avait à craindre pour sa vie face à elle.
« Pardonnez-le... S'il vous plaît. »

Il releva la tête pour croiser le regard azur de la sirène.
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MessageSujet: Re: le pouvoir de pardonner ••• bakhome   Jeu 7 Aoû - 22:18



Elle riait.
Oui, Abschaum riait à gorge déployée. Elle se voulait moqueuse, parce que la situation était tout bonnement ridicule. D'abord, c'était sa position. Il était là agenouillé devant elle, comme si cela allait changer la faire changer d'avis. Comme si elle allait s'assagir. C'était un peu idiot, un peu trop révérencieux pour elle. En réalité, elle n'était jamais traité de cette façon. Même si père n'avait pas de tels égards pour elle.

Pourtant, elle connaissait un peu Bakhome. Le garde du corps du prince, en plus d'être assez appétissant, il fallait bien l'avouer, était quelqu'un d'assez intelligent. De ce fait, la sirène ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi il adoptait une telle conduite. Il savait que c'était perdu d'avance...Qu'importait toutes les parole et les discours qu'il pouvait bien lui servir, elle ne changerait pas d'opinion. Pour Abschaum, Schön n'était qu'un rustre épicurien et cela ne pouvait pas évoluer. C'était ainsi et cela ne pouvait en être autrement.

C'était étrange, elle avait souvent cette sensation de destin. De fatalité. Un sentiment très oppressant qui s'en prenait souvent à elle, l'obligeant à penser que rien ne pouvait être différent. Abschaum se sentait enchaînée, condamnée à n'être qu'une simple créature à la vie fade et sa saveur.
Hormis peut-être, celle de la chair humaine.

C'en était assez. Voilà bien trop longtemps déjà qu'on se moquait d'elle et visiblement, on le craignait pas encore assez. Pourtant, elle n'était pas dupe et elle n'allait pas le laisser se jouer d'elle. Elle lui ferait payer cet affront, comme elle l'avait toujours fait d'ailleurs.

Un air de malice quelque peu malsain s'afficha su son visage. Elle se rapprocha de lui, sans pour autant sortir de l'eau. Elle en oubliait même sa tenue, inexistante et inadéquate en pareil situation. Toutefois, la pudeur n'était réellement chose connu de la sirène. Elle se sentait belle. Elle n'avait rien à cacher, bien au contraire.

Allons bon. Il était temps de s’amuser un peu. Elle tourna un peu sur elle-même, à la recherche de quelque chose. Enfin, elle trouva l'objet de ses désirs et le saisit à pleines mains. Abschaum fit un joli lancé de poiscaille, qui arriva tout droit sur le visage du garde du corps. D'autant plus ridicule, bien plus amusant.
« C'est absurde, relève-toi. Tu me ferais presque pitié. »
Elle se vint vers lui, s'arrêtant à quelques mètres seulement.
« Tu sais que c'est peine perdue, n'est-ce pas ? Il m'a déjà trop offensée pour que je puisse changer mon opinion. C'est peine perdue. Je préfère que ce soit clair. »
De sa risette, elle le toisa avec son regard azur. Cet océan dans lequel on se perdait, ampli par les profondeurs sombres et inquiétantes. Sa voix claquait dans l'air, assurée et impérieuse. Nul besoin de manières pour elle, Abschaum était majestueuse de nature. Elle savait s'imposer, toute supérieur qu'elle était.
Pourtant, dans sa grandeur et dans son dégout, elle n'arrivait pas à comprendre comme un homme comme Bakhome puisse suivre le prince. Sans rien dire. Il valait mieux que cela et elle presque certaine qu'au fond, il en avait conscience.
« Pourquoi t'excuser pour lui ? Tu n'as pas à la faire. Tu n'as pas à le servir. Alors pourquoi ? »
Oui, elle aurait bien voulu savoir.
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MessageSujet: Re: le pouvoir de pardonner ••• bakhome   Jeu 7 Aoû - 23:33




Le garde du corps aurait préféré garder les yeux rivés au sol en entendant la sirène rire d'une voix enjouée et cristalline. Il n'avait rien dit qui lui semblait risible et le rouge commençait à lui monter aux oreilles. Il ne s'attendait pas à une telle réaction, mais peut-être ne connaissait-il juste pas assez bien la créature. Il n'eut même pas le temps d'esquiver le poisson qu'elle lui envoya en plein dans le visage. Gêné au possible, Bakhome lança le poisson dans le lac en tentant de garder une certaine contenance. La rousse le regardait avec mépris.

« C'est absurde, relève-toi. Tu me ferais presque pitié. »

Il s'exécuta, vexé. Il était venu pleins de bonnes intentions et voilà ce qu'il récoltait. Le brun n'essaya pas de sourire, il gardait les dents serrés et même s'il avait voulu se montrer agréable, les muscles de son visage étaient crispés. Il n'avait pas l'habitude d'être traité comme ça mais devait rester calme. Il avait appris à se contrôler. Il avait appris. Abschaum s'approcha de lui, il recula un peu la tête en la fixant.

« Tu sais que c'est peine perdue, n'est-ce pas ? Il m'a déjà trop offensée pour que je puisse changer mon opinion. C'est peine perdue. Je préfère que ce soit clair. »

Elle l'observa longuement avec ses yeux vifs. Bakhome ne baissa pas la tête, il s'attendait à un meilleur traitement. Peut-être que le rang qu'il avait depuis quelques années lui avait fait oublier qu'on pouvait lui manquer ouvertement de respect. Peut-être était-il devenu orgueilleux. Beaucoup l'insultaient, le menaçaient, mais aucun n'avait de rang aussi élevé que celui de créature.

« Pourquoi t'excuser pour lui ? Tu n'as pas à la faire. Tu n'as pas à le servir. Alors pourquoi ? »

Pourquoi sers-tu un être comme lui Bakhome ? Il entendait souvent cette question, avec tant d'intonations différentes qu'il ne pouvait plus distinguer ce que voulaient dire les gens par là. Le garde n'avait pas envie de lui répondre après une telle conduite de sa part, mais elle avait faux. Il était obligé de le servir car Schön l'avait sauvé. Bakhome soupira, il avait tellement de choses à dire mais si peu de vocabulaire qu'il ne savait pas par où commencer. Tout le monde se méprisait sur le Prince mais ce dernier était trop occupé par la boisson et les filles pour le leur dire.

« Je viens m'excuser parce qu'il ne le fera pas, parce que c'est un idiot quand il s'agit de bien se comporter. »

Il fronça les sourcils en se grattant le bout du nez, il ravala sa salive. Bakhome serra les poings en se redressant :

« Je le sers et il en sera ainsi jusqu'à ce que mes articulations se brisent d'elles-mêmes. Je ne vois pas ce qu'il y a d'étrange à ce que je sois loyal à Schön. »

Il prit une grande bouffée d'air.

« Vous ne devriez vraiment pas le prendre pour une mauvaise personne. »
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MessageSujet: Re: le pouvoir de pardonner ••• bakhome   Mar 12 Aoû - 22:53



Ne pas le prendre pour une mauvaise personne ? Bien évidemment que non. La reine était une mauvaise personne, Abschaum aussi à en croire certain, mais Schön non. Le prince était juste un idiot légèrement prétention et surtout, complètement à coté de ses pompes. Ce gros rustre savait s'imaginer bien des choses, mais ne savait pas faire preuve de bon sens. La preuve en était dans les paroles de son propres garde du corps.
Tout bonnement risible.

Il y a bien des choses que la sirène pouvait accepter et assimiler, plus encore qu'elle ne pouvait pas comprendre. La reconnaissance tout comme la loyauté était quelque chose de logique pour elle, elle accomplissait tant de choses pour son père et créateur, il ne pouvait pas en être autrement. Pourtant, elle ne pouvait approuver la dévotion complète. Est-ce qu'elle pardonnait tout à son père ? Est-ce qu'elle l'excusait face aux autres ? Non. Parce que c'était absurde. Jamais elle ne pourrait tolérer qu'on agisse ainsi et quelles qu’en soit les raisons.
« C'est assez drôle, tu ne trouves pas ? Tu avoues à demi mot ce que j'ai dis plus tôt. Tu dis toi-même que Schön est sot. Pourtant, tu me demandes de le prendre au sérieux ? »
Elle s'approcha un peu plus encore de lui, jusqu'à ce que la distance qui les séparaient ne soit que troublante. Son sourire ravageur n'avait pas quitté son visage. Cette situation était cocasse, mais sa tenue laissait à désirer. La rousse commençait à avoir un peu froid. Elle se demanda si il aurait l'idée de lui donner un vêtement, s'il ne le faisait pas et bien, elle l’exigerait.
« Pourquoi le ferais-je ? Dis-moi, c'est vrai, je suis curieuse d'entendre tes explications. Il se joue de moi en pensant me berner, mais je pense qu'il oublie bien trop souvent qui je suis. Bakhome, sais-tu qui je suis  »
Silence déroutant.
Accablant.
« Je suis la souveraine des eaux, pas une potiche qui pourrait lui servir de compagne. Ni de trophée. Nul autre lieu ne sied mieux à son royal postérieur que le tabouret d'un bar et le lit d'une traînée. »
Elle cracha ses paroles de son meilleur venin. La sirène en voulait tant au prince, ce goujat mal intentionné qui l'avait offensée. Il était en vie, certes, mais parce que son statut l'empêcher de faire quoi que ce soit. Bien évidemment, elle parviendrait à le punir un jour, parce que tout acte doit être payer. Doit être rendu. La rancoeur la rongeait déjà. La vengeance la dévorait trop.
« Peut-être qu'un jour lorsqu'il ouvrira intelligemment la bouche...peut-être que je pourrais lui pardonner. Pour cela, encore faut-il qu'il sache évoluer. Mais tu vas l'aider n'est-ce pas ? »
Mensonge. Sale menteuse qu'elle était. C'était absolument faux. Abschaum n'avait jamais pardonner, elle ne pouvait pas. Elle ne voulait pas. Rien ne serait vraiment amusant sinon et elle s'ennuyait tellement.
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