Gefängnis



 

 
 Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪
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MessageSujet: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Sam 20 Sep - 17:47

il ne reste parfois que cent pas avant la mort

Le vent souffle une bourrasque particulièrement forte, soulevant mes longs vêtements rapiécés de toiles minces. Chacun de mes pas est lourd, terrible ; il me semble être immobile, entourée depuis des jours par les mêmes squelettes noirs, les mêmes décombres cendreuses, les mêmes armes rouillées jaillissant ça-et-là telles les dents d’un monstre antique et délité par le vent. Je trébuche à nouveau contre un morceau d’armure calciné. Mon pied bandé, faute de chaussures, atterrit sans douceur sur une flaque opaque, plongeant ma cheville dans la tourbe gluante. Les plaines ne veulent pas de moi. Je ne voulais pas plus d’elles. Je ne sais plus exactement ce qui m’a menée ici ; je ne me souviens plus de la dernière fois que je me suis rendue volontairement quelque part.

La fatigue s’étend à mes épaules, mes bras, mes côtes. Ma respiration siffle. Ma gorge me brûle. Chacun de mes membres tremble d’épuisement, mais je parviens encore à me forcer de placer un pied en avant de l’autre, à l’aveugle, puisque ma survie en dépend. Le nord m’a appris que s’arrêter est synonyme de mort. Je serre contre moi une petite besace de chanvre rêche. Elle contenait fut un temps quelques herbes coupe-faim et un quignon de pain rassis, en plus de mon carnet qui seul y demeure désormais.

Ah, maintenant, je me souviens. La course qui m’a poussé à partir du quartier central. Des Rafleurs m’avaient reconnue, un jour - la veille ? plutôt l'avant-veille ? - où j’errais sans but près du lac d’Amsel. Ils naviguaient en direction de petites habitations isolées, couteaux aux dents. Leur rafle était sur le point de commencer. Je ne les ai aperçu que trop tard, tandis que m’était accroupie pour boire. Aussitôt que je fus identifiée à leurs yeux perfides, ils bifurquèrent dans ma direction. Le vent jouait contre moi, ils s’approchaient vite, bien trop vite. Sans réfléchir, j’ai couru. Depuis, le vent n’a cessé de s’accroître et se rire de moi.

Je n’ai pas dormi, ni bu, depuis mon départ. Les plaines sont sèches, presque désertiques, malgré un climat pourtant doux. J’ignore si mes poursuivants ont abandonné leur traque ; je ne marche plus pour les fuir, mais pour survivre. Jamais mon corps ne m’a semblé si vide. Ma langue passe sur mes lèvres gercées sans y apporter la moindre humidité pour en apaiser la douleur.

Cet endroit est morne, gris. Les herbes jaunâtres et craquantes qui recouvraient les plaines et piquaient la plante de mes pieds, loin derrière, ont disparu au profit d’un champ de bataille en ruine, dont les décombres inexpliqués jonchent la totalité de la surface de la terre boueuse, partout où mon regard flou peut se poser ; jusqu’à l’horizon, où se fondent le ciel et la terre ! Mes paupières se ferment plus longtemps qu’elles ne s’ouvrent. Ma tête pend, lasse, vide de toute réflexion construite. Avancer, avancer, est sa seule ritournelle.

Les plaines traîtresses me présentent à l’infini leur eau inhospitalière ! La boue, ce sang qui n’a jamais pu sécher des plaies infligées aux soldats et à la terre, suinte impure, stagnante, nauséabonde, entre les décombres. Elle ne se laisse pas saisir, elle recouvre les doigts d’une épaisse couche obscure de crasse indéfinissable, sèche sans traverser un tissu qui la presse pour en extraire son butin. Jamais je n’ai ressenti la soif autant, auparavant.

Mon genou cède soudain sous mon poids. Je m’affaisse en avant dans la glaise, m’étale les bras en avant sur la surface spongieuse et hérissée. Je me sens comme recouverte d’une gangue qui cherche à me clouer au sol, à me figer dans la terre comme ces cadavres anonymes. Je me demande vaguement si tous datent de la même guerre apparemment sombrée dans l’oubli, ou si d’autres voyageurs perdus se sont aussi trouvés dévorés par la boue vorace. Quelle fin atroce.

Cette fois, aucun de mes efforts ne parvient à soulever suffisamment mon corps du bourbier pour redresser ne serait-ce que mon buste. Mes doigts dérapent sans trouver de prise, mes coudes se cognent contre des débris et s’éraflent. Inspirer me fait mal. Dans ma chute, mes yeux ont reçu des saletés que je n’ai pas la force de retirer ; et après tout, je n’ai plus sur moi de parcelle de peau ou de vêtements qui soit assez propre pour pouvoir les essuyer. Je demeure alors prostrée telle que j’ai chût, incapable de bouger, manquant d’eau et d’air frais. Des lambeaux de pensée me rattachent encore faiblement à la conscience.

Vais-je mourir ?

Etrange, de décéder dans un paysage sans vie. Peut-être y a-t-il, enfouit dans le sol sur lequel ma joue repose, à l’abri de la lumière morne et du vent dévastateur, une faune minuscule et grouillante. Des bêtes, des décomposeurs patients qui attendent une vie organique perdue en survivant en se mangeant les unes les autres et en se reproduisant avec l’énergie du désespoir. J’imagine une fourmilière dense et organisée, une armée puissante qui s’emparera de mon corps dès l’instant où il commencera à se refroidir, que je ne pourrais plus ressentir la douleur de ses morsures microscopiques multipliées par mille.

Voilà désormais qui est sûr que je vais mourir. Une dernière tentative me pousse à soulever le poignet, me demandant un effort considérable. Tremblant de rage que je ne pensais plus ressentir, je grogne tout bas, et pour moi ce son représente tous les hurlements que je me suis toujours empêchée de laisser jaillir de ma gorge maudite. Puis la torpeur me gagne, rassurante au-delà de ce que je pensais. Dire que je me voyais pouvoir mourir dans la neige, ou le corps plongé dans les eaux glacées sous une banquise se refermant en silence sur mon dernier souffle, tel un linceul d’une beauté éclatante. Et me voilà dans une neige noire, entourée d’une eau tiède et saumâtre. Le sort réserve souvent de sadiques ironies.

Je m’endors peu à peu. Mes sensations me quittent une à une, d’abord la douleur physique, puis le toucher ; à part la pression des coins de cuir du carnet caché dans mon sac, contre mon ventre. J’entrouvre comme je peux mon œil droit pour tenter d’apercevoir le ciel, graver cette ultime image du monde dans ma mémoire.

Je ne vois rien. Rien qu’un mouvement vague. Je pense à une silhouette courant vers moi.

La mort.
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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Mar 23 Sep - 10:25

War, war never changes.

 
            Marcher, marcher, marcher. C’est ce que tu fais depuis des heures. T’interrompant seulement lorsque tes jambes ne sont plus capables de te soulever. Dans ce cas tu t’écroules sous un arbre, et tu recommences quelques heures plus tard.
            Marcher, marcher, marcher. Sous ce ciel aux teintes rosées, celui qui a bercé tes jours et tes nuits d’enfant. Le même que tu fixais lorsque tu te perdais dans tes pensées. Ces terres qui ont vu fouler tes premiers pas, entendu tes premières paroles et subit tes premiers coups de rage.
            Marcher, marcher, marcher. Jusqu’à ne plus savoir où aller.
 
            La nostalgie marche à tes côtés. La tristesse la suit, timidement. Tu ne sais même plus la raison pour laquelle tu es revenue ici. Tu te laisses simplement emporter par tes pas. Rien n’a véritablement changé. Les mœurs sont toujours les mêmes. C’est chez toi et pourtant, tu n’es pas la bienvenue. Nulle part. Trop dangereuse, trop imprévisible, trop métallique. Trop chimère. Quelles que soient les raisons, elles n’y changent rien au résultat final.
 
            S’il y a bien un endroit au monde qui ressemble à ton état d’esprit actuel, ce sont les terres que tu viens d’atteindre. La Grande Désolation. Ces landes plates sans aucune âme qui vive. Ni faune, ni flore. Seulement les vestiges d’une guerre depuis bien longtemps terminée. Des lames et des casques. Quelle sorte de conflit peut-il ravager un monde comme celui-là ? Tu te souviens les avoir traversées avec ton père. Il te racontait beaucoup d’histoires à propos de cet endroit, à propos de ces batailles historiques. Ce n’étaient sûrement que pures légendes, car personne ne sait vraiment ce qu’il s’est passé ici.
 
            Tout est terne et vide. Mais en même temps, cela te fait du bien. C’est plaisant, de marcher là où tu as marché vingt-cinq ans plus tôt. De revoir ce que tu as déjà vu sous un autre œil, de poser des questions. Certaines sont les mêmes, d’autres en sont de nouvelles. La nostalgie, autant de mal que de bien.
 
            Petit à petit, tout devient boueux. Le sang de tes ancêtres se regroupe en de quelques mares macabres ça et là. Les armes se font de plus en plus présentes et manque de t’écorcher à chaque pas. Tu les esquives avec indifférence, tel l’habituée que tu es. Le vent se fait maintenant meurtrier et ne souhaite plus s’arrêter. Tu es bien à destination.
 
            Attends une minute. Tu aperçois quelque chose au loin. Une silhouette humaine semble avoir chuter. Quel genre d’individu peut venir se perdre et mourir ici ? Pas le temps de se poser la question. Tu accélères le pas, jusqu’à courir pour tenter de l’atteindre. Le tâche se fait rude sur un sol qui souhaite te retenir à chaque fois. C’est une femme. Pleine de cette substance maudite. Une main sous sa tête pour la soutenir, tu arraches un morceau de ton haut pour lui essuyer le visage. Tu t’empares de ta gourde accrochée à ta ceinture et en verse légèrement sur son visage. Tu aimerais la faire boire, mais, inconsciente, tu as peur qu’elle s’étouffe.
 
« Allez, réveille toi. Ce n’est pas un endroit pour se laisser mourir. Je pourrais te porter, mais ça serait quand même plus simple si tu le faisais sur tes deux jambes. » Ton sarcasme maladroit n’est qu’un moyen d’évacuer le stress de la situation. Tu n’aimerais pas qu’elle te claque entre les doigts.
 
 
 

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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Mer 1 Oct - 23:11

les ombres sont vouées à l'éclaircissement

Les gouttes brûlent mes lèvres en dégoulinant sur mon menton. Non, ce n’est pas la mort, mais une providence. La plupart de l’eau tant espérée s’échappe, se déversant sur un corps que je ne sens plus vraiment ; un fil seulement se love dans ma gorge sans que je ne parvienne à déglutir. Patiemment, elle me redresse, me disant des choses dont je ne perçois qu’une globalité bienveillante et inquiète. Sa voix est douce, mais transmet comme une force.

Son bras me maintient par la taille. Je reviens peu à peu à moi. Je sens cette force étonnante, inhumaine. Je reconnais le contact du métal, frais, sous le tissu de nos vêtements. Une Chimère. Cette rencontre inespérée me revigore.

― Je pourrais te porter, mais ça serait quand même plus simple si tu le faisais sur tes deux jambes.

Sa voix paraît rire d’elle-même, doucement. Je parviens à remuer faiblement des épaules, entrouvrir mes paupières en ayant la sensation de déployer des ailettes de plomb. Une femme apparaît dans le faible jour flou que perçoit mon œil droit. Elle est plus âgée que moi. Je cligne des yeux et ses traits se dessinent, plus nets. Son visage soucieux est penché au-dessus de moi, toutefois soulagé de me voir reprendre mes esprits.

Je cherche à balbutier un remerciement, cependant seul un grommellement rouillé et incompréhensible franchit mes lèvres. J’ai mal partout. Rouvrant les yeux, j’attrape maladroitement son poignet et le guide – si mon absence de force me permet ce terme – vers mon visage.

Cette fois-ci, l’eau s’écoule en moi d’une caresse rassurante. Instantanément, il me semble recouvrir mille fois plus d’énergie. Je formule intérieurement une réplique polie. Je ne parle pas souvent aux gens, mais avec les autres Chimères, la parole est toujours plus aisée. Je me redresse, m’émancipant de la main artificielle de ma sauveuse, et articule une phrase rauque en la scrutant avec reconnaissance.

― J’allais mourir.

Brusquement, je me sens terriblement minable de mes paroles. Je ne sais même pas pourquoi ce sont ces mots, plutôt que d’autres – comme de simples, mais pourtant nécessaire, remerciements – qui ont rompu les premiers ce silence létal. Une petite voix me somme de réparer mon erreur et reformuler ma phrase.

J’ai la tête vide. C’est tout ce qui me vient. Plus rien n’arrive à fonctionner en moi, quelque chose s’est cassé. Je demeure la bouche bée, cherchant sans trouver ne serait-ce que ce que je suis sensée chercher. Des bribes confuses et emmêlées de réflexions me parviennent vaguement.

Une mèche de cheveux clairs danse sur sa pommette à chaque coup de vent. Une épée. Droite, dans le coin du regard. Il faut parler. Combien de temps ? Quel œil regarde-t-elle ? Des nuages. Il faut… Ses vêtements bleus déteignent sur la tourbe noire. Un ciel. Vide, vide. Non, parler, vraiment. Carnet. J’ai la bouche ouverte. Nous sommes là. Immensité.

La tête me tourne, ma vision s’assombrit jusqu’à temps que je batte plusieurs fois des paupières. Je crois qu’elle attend que je parle, patiemment. Il me semble qu’il se passe une éternité avant que mes cordes vocales n’émettent à nouveau un son. Peut-être que ça ne fait qu’une seconde que je me suis arrêtée.

― Gah.

C’est pire que tout. La chaleur me monte dans le dos et me donne l’impression de suer. Pourquoi gah ? Je me frappe deux fois le front du plat de la main pour me punir de ma stupidité, puis inspire profondément, me lève de plusieurs détentes laborieuses, ramasse mon sac et débite à toute vitesse :

― Bonjour, merci de m’avoir aidée – non – sauvée, je suppose, vraiment merci, je dois partir, je crois, ils – des Rafleurs, je veux dire – sont à mes trousses, enfin il me semble, je ne sais vraiment pas, je ne sais pas trop, je crois que je suis perdue, donc, au revoir, peut-être…

Je reprends mon souffle, oscille sur mes jambes, observant le paysage que je redécouvre avec plus de contours, mais toujours aussi sombre et délabré. Puis une question me vient soudain.

― Où est le nord ?
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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Lun 3 Nov - 15:21

Protection. Then Vendetta

 
            Le silence est si lent, dans ces instants. Chaque seconde passée sous la pression de voir cette vie s’envoler donne l’impression d’être une heure. L’angoisse que jamais elle ne rouvre les yeux. Quelle poisse. Comment est-elle venue se perdre ici ? Ton eau. Elle ne lui sera d’aide que si son cœur bat toujours de l’aile. Et crois-moi, si c’est trop tard, tu pourrais lui donner la boue sous tes pieds que cela n’y changerait rien. Oh, ça y est. Tu la perçois, cette légère vibration de la paupière. Les fenêtres de son âme au bord de la mort se révèlent à toi lentement. Tu remarques son œil. Bien évidemment. Un bien petit détail pour une personne comme toi faîte à moitié de fer, n’est-ce pas ? Et tu as déjà vu bien pire.

Si ce n’est ton soupir de soulagement, tu restes silencieuse. Soucieuse de son état qui semble s’arranger lorsque, doucement, elle se relève. Tu la soutiens jusqu’à ce qu’elle soit bien stable et recules de quelques pas dans cette boue qui veut te maintenir au sol.

« J’allais mourir. »

Péremptoire. Evidence. Sauver une personne qui va très bien enlève tout l’intérêt de la chose. Pardon ! Je ne devrais pas dire de telles sottises. De toute façon, tu ne m’entends pas. En même temps, je la comprends. Quand on passe si près de ce genre de frontière, elle nous obsède. Il en devient bien difficile de se l’enlever de la tête pour un bon moment. Maintenant, j’aimerais bien que tu te penches sur cette voix. Troublante, curieuse, puis finalement jolie et fascinant. C’est une chimère, n’est-ce pas ? Tu l’observes, histoire d’en trouver la preuve, et tu mets quelques secondes à trouver ce qui est juste en face de ton nez. Ses cicatrices au niveau des cordes vocales. De quels matériaux sont-elle faites ? Tu lui poseras la question, lorsque le moment sera plus approprié.

Tu attends quelque chose d’autre, mais il n’arrive jamais. Est-elle en train de rechuter ? Tu guètes un signe de communication, quelque chose et quand finalement tu te décides à parler.

« Gah. »

Gah. Pourquoi pas. Moi aussi, je dis souvent Gah quand on me sauve la vie. Tu lèves les sourcils, puis les fronces.  En tout gah, cette personne doit être en état de choc. Tu t’approches.

« Ca va allez ? Tu n’es pas obligée de parler. Je crois qu’on devrait quitter cet endroit maintenant, si tu en es capable. »


Bonjour, merci de m’avoir aidée – non – sauvée, je suppose, vraiment merci, je dois partir, je crois, ils – des Rafleurs, je veux dire – sont à mes trousses, enfin il me semble, je ne sais vraiment pas, je ne sais pas trop, je crois que je suis perdue, donc, au revoir, peut-être…

Mais de ri… De quoi ? Les rafleurs ? Je m’en doutais. On ne peut pas venir se perdre ici par hasard. Ce n’est pas le genre d’endroit qu’on repère lors d’une balade tranquille en pointant du doigt et en s’émerveillant « Oh t’as vu comme c’est joli là-bas ! » Ces fumiers ont bien failli causer la mort d’un des tiens une fois de plus. Ta survivante semble un peu se balancer, tu la maintiens par les épaules.

« Où est le Nord ? »

Le Nord ? Oh non, j’ai une bien meilleure idée, et je crois que tu la partages.
« Bien loin d’ici je le crains. Tu es venue te perdre dans un endroit maudit du Sud, la Grande Désolation. Ce n’est pas vraiment le genre d’endroit où on vient faire du camping. Viens, suis-moi. Tu commences à marcher en rebroussant son chemin. Et expliques-moi cette histoire de rafleur. Tu lui montres ton bras. Et encore, elle n’a pas vu ta jambe. Ils ne vont plus venir t’embêter, promis. »

 
 
 

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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Mer 5 Nov - 0:30

interactions, maladresse, assurance

Mes esprits me reviennent brutalement. J’ai l’impression que le sol se décale, se dérobe, je ferme les yeux. Des mains me retiennent ; me revoilà stabilisée. La voix reprend. Bien plus claire, ferme, ne laissant pas de place aux hésitations. L’habitude de commander.

Bien loin d’ici je le crains. Tu es venue te perdre dans un endroit maudit du Sud, la Grande Désolation.

Le nom me fait frissonner. N’aurai-je déjà entendu parler de ce lieu mythique, que je fus pire qu’une Perdue. Si loin, sur les cartes, me paraissait alors ce lieu hanté, voilé de mystères. Que suis-je venue, si loin ? À quel point encore ma raison s’est dérobée sous le poids de ce dégoût profond des êtres qui me poursuivaient ? Une sensation désagréable de haine envers moi-même me saisit.

Ce n’est pas vraiment le genre d’endroit où on vient faire du camping. Viens, suis-moi. Et explique-moi cette histoire de rafleurs.

Elle tend une main de métal, donc chaque articulation luit, fascinante, dans les faibles rayons, puis se détourne et avance vers un horizon, similaire aux autres, dans ce lieu hostile, touche de bleu tendre parmi les ombres, espoir malgré moi. Mes jambes se mettent lentement en mouvement. Je murmure une phrase. L’emphase de mon réveil est tarie ; ma voix n’est plus qu’un esprit méfiant et las.

Ils m’ont surprise près du lac d’Amsel.

Je me mis en route.  Je ne savais pas si elle me poserait des questions sur ma réponse laconique immédiatement. Elle reprit.

Ils ne vont plus venir t’embêter, promis.

Je suis plutôt soulagée qu’elle ne cherche pas à en savoir plus immédiatement. La voilà visiblement pressée de partir. Ce lieu sordide m’est désormais plus sympathique, du bon côté par rapport à la mort. Je survole d’un regard les morceaux d’armes et d’armures rouillées qui jonchent la tourbe.  Des bouts de métal abandonnés. Ils me rappellent quelqu’un – beaucoup de gens, même. Des remodelés par ces matériaux inorganiques. Un relief attire ma pupille.

Attends. Ma voix est claire, cette fois-ci. S’il-te-plaît, un instant.

Je ramasse au sol mon sac de jute, au sol. Crasseux et plat, il semblait se fondre dans le décor. Le poids de son chargement est si dérisoire et pourtant si essentiel pour moi… J’essuie ma main comme je le peux, délace les liens qui le ferment. Le monde s’écroule dans la pénombre et plus rien d’autre n’a de sens. Le temps s’arrête.

La couverture de cuir, usée mais solide, accueille ma paume d’une caresse un peu rude.  J’en connais le moindre détail, tel ou tel recoin, ce morceau de page corné, ou sale, au centre, où il a toujours tendance à s’ouvrir, dévoilant au passage quelques lignes étroites, régulières et illisibles pour moi. Et des tissus qui en jaillissent, discrètement, tels des fantômes cherchant à disparaître. Je me demande encore pourquoi je suis incapable de m’en séparer ; mais ce n’est pas le moment d’y penser. Je clos mes paupières, un instant. Inspire, expire ensuite. Soudain, je romps l’enchantement, le contact avec la couverture rêche. Je darde mon œil lucide sur le visage interrogateur de celle qui m’a sauvée. À regret, je range mon bien là d’où il vient, en sécurité. Le temps n’est plus au silence, ce décor de la mort. Il me plaît souvent de m’y perdre, comme partout, sans doute. Cependant, la tranquillité létale s’éloigne.

Je me redresse finalement, plus droite, ne titubant plus. Consciente, enfin, de mes actes, de mes paroles. Chaque chose a un poids. J’avance une jambe devant l’autre et rejoint cette femme dont je ne connais pas encore le nom.

Mon nom est Húbris, asséné-je simplement, en guise de coup d’envoi avant ma longue marche sur le chemin du retour – ou quelque autre chemin que ma guide m’indiquera.

Sur ces mots brefs, une nouvelle ère survient, imprévue, propice. Voilà le temps des questions, et, peut-être – mais cela ne dépend pas que de moi, ni d’elle –, celui des réponses.
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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Mar 11 Nov - 15:51

Speak sparing


Lorsqu’il s’agit d’aller casser quelques dents pour défendre l’honneur de tes semblables, ta détermination semble sans limite. Cela ne donne peut-être pas nécessairement une bonne image de toi. Une brute qui ne ressent rien, passant son temps à frapper, cogner, défoncer. Quelqu’un qui se sert de la force que la nature lui a donné pour faire sa loi. Je sais bien que ce n’est pas ça, mais vas le prouver aux autres avec ton attitude. Je connais ta philosophie. Utiliser ce qui a toujours été une faiblesse comme une force. C’est beau. Et ça fait mal.

Le lac d’Amsel ? Elle vient d’aussi loin ? Pas surprenant que tu l’aies récupérée à la frontière de la mort. Ils ne sont sûrement pas venus la suivre ici. Malgré leur haine contre les chimères, ils n’iraient pas les chasser dans ces terres perdues auxquelles ils ne connaissent rien.
Tu continues de marcher, soulevant ta jambe lourde pas après pas, l’empêchant de s’engouffrer dans la vase qui paraît tellement apprécier ton contact au point de vouloir le prolonger pour l’éternité. Pas question. Tes articulations métalliques grincent d’effort dans le silence pesant de cet endroit si dense.

Attends. S’il-te-plaît, un instant.

Mh ? Tu te retournes, inquiète de la voir à nouveau chavirer. Mais c’est autre chose. Elle se baisse pour ramasser un objet. Un petit sac crasseux repeint aux couleurs de la boue sanglante. Son soulagement lorsqu’elle en découvre le contenu en trahit son importance. Et pourtant elle le range, sans dire mot sur ce trésor. Puis elle avance de nouveau, d’un air plus assuré. Alors tu l’imites, réajustant ton poncho.

« C’est à toi ? » Peut-être est-ce la raison de la convoitise de ses agresseurs.

« Mon est Hubris . Tu tournes la tête vers elle, un léger sourire dessiné sur tes lèvres.
- Le mien est Nimcha. Ravie de te rencontrer, même dans des circonstances pareilles. Bienvenue dans ma terre natale ! Chaleureuse n’est-ce pas ? On va d’abord retourner vers le quartier central. Ici, il n’y a rien de bien accueillant pour toi. Ensuite on ira régler ce problème de rafleur, si tu veux bien m’expliquer un peu la situation. Tu n’es pas la seule chimère à te faire persécuter. C’est un peu notre lot à tous. Tu as un chez toi ? »

La puissance du vent semble balayer le reste des vestiges se trouvant derrière vous. Vos pas sont lents, mais assurés. Tu es le guide d’une âme perdue et en danger. Apeurée. Il ne faut pas. Il ne faut pas que les rafleurs réunissent à instaurer ce climat de terreur. C’est ce qu’ils veulent. Ne vous laissez pas faire, battez-vous. A la loyale, la déloyale, qu’importe pourvu que le résultat y soit. Ce n’est pas qu’une histoire de racisme et de haine. C’est une guerre froide. Un climat qui semble pourtant si normal pour les habitants de Gefangnis. Voilà bien leur plus grande victoire. En attendant, tu es le porte-étendard de cette cause. Le général de ces batailles. Et tu comptes bien les gagner. Oh, ça te plaît ça, hein ?


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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Jeu 13 Nov - 23:41

souffle de revanche

"Ma terre natale." Ainsi, cette chimère est originaire du sud. De cette terre aride et hostile ; l’atmosphère qui y règne est étouffante pour moi. Je vois, à chaque pas, sa jambe bandée s’enfoncer dans le sol bourbeux. Son fardeau est plus lourd que le mien, mais ses épaules sont si droites, sa démarche si altière et le regard qu’elle me porte si sûr, si franc. Elle détaille un instant les plis du sac que je garde posé sur mon cœur, dans mes bras, s’y attarde le temps d’une question, mais ne se formalise pas de mon absence de réponse et repart.

Chaleureuse, n’est-ce pas ?

Je hoche la tête vaguement, me portant à sa hauteur. Mon expression la contredit. Elle maintient un rythme de marche lent. Je lui en suis reconnaissante, mon corps ne supporterais pas de refaire au même rythme effréné mon périple à l’envers. Le vent semble souffler avec plus de vigueur, depuis quelques temps. Mes vêtements sales se soulèvent, dansent, puis se rabattent dans autant de claquements sourds.

On va d’abord retourner au quartier central. Ici, il n’y a rien de bien accueillant pour toi. Ensuite, on ira régler ce problème de rafleurs, si tu veux bien m’expliquer la situation..

Ma main se crispe autour d’un bord de mon carnet. Expliquer la situation, régler le problème. Si c’était si simple.

Je ne réclame pas vengeance.

Sa taille me domine, ses muscles saillent sous ses vêtements colorés. Nimcha est plus âgée que moi, plus marquée par le temps, bien qu’encore jeune. Je sens jaillir d’elle une force bouillonnante, une rage parfaitement maîtrisée dédié à la cause qu’elle défend. Son patrimoine. Ses semblables. J’ai déjà entendu parler de pareils individus, des chimères que les rafleurs eux-mêmes craignent. Un instant, je songe que je suis peut-être devenue l’un d’entre eux, cette armée de l’ombre. Je m’interroge : quelqu’un me craint-il ?

Tu n’es pas la seule chimère à te faire persécuter, reprend-t-elle pour me rassurer. C’est un peu notre lot à tous.

Non, répondis-je d’une voix hésitante. Non, ce n’est pas ça. Je sais cacher ce que je suis. Ils m’ont reconnu. En vérité…

Je laisse ma phrase en suspens. Mes mots se bloquent dans ma gorge, les vibrations uniques de ma voix se tarissent et le silence s’installe. Je ne suis pas prête. Je cherche à toute allure un moyen de terminer ma réplique sans y parvenir. Elle me jette un œil compréhensif et reprend, me libérant de la pression sur mes épaules.

Tu as un chez toi ?

Cette interrogation est bien plus facile. Je désigne d'un mouvement vague la route invisible que nous suivons. Mes explications suivent.

Ici et là. Je ne sais même pas où j’ai dormi pour la dernière fois, si c’était à Close ou ailleurs, dans un des villages autour ou même dans les bois. Je ne sais rien.

Ma voix s’estompe à nouveau. Nimcha m’observe tout en gardant son attention focalisée en apparence sur là où son pied se pose, attendant, paisiblement, que je poursuive. Soudain, il faut que je parle. Qu’un flot contenu des mois durant jaillisse de moi et se déverse, puisque cette personne est la première de qui je peux me sentir ne serait-ce qu’un peu proche depuis le temps – ce départ lointain et coupable, fugitif ; à mon image.

Il fut une époque, peut-être un ou deux ou trois ans auparavant, je n’en ai pas la moindre idée, où une personne faisait tout pour que je dorme dans un lit. Que je sois installée confortablement, que je ne manque ni de vêtements, ni de nourriture. Ça ne marchait pas à tous les coups, souvent, même, nous dormions à la belle étoile, nous nous réfugions le temps d’une nuit, parfois plus, tantôt dans une grotte, un abri naturel, tantôt une ruine. Il était prévenant, culpabilisait de me voir dans le besoin, même quand je cherchais à lui dissimuler. En fait, à l’origine, il était rafleur.

Je sens l’effet de ce terme jeter une chape gênée sur notre duo. Bien que non dénuée de sens, je reformule ma phrase.

Je me trompe, pas à l’origine. Au fond, ça a toujours été un perdu, seulement un perdu égaré, découvrant, brutalement, après une vie comme celle des perdus de satiété et de joies, le monde d’ici, Gefängnis. Leur tombeau, le caveau le plus vaste et le plus sordide qui soit. Il m’a appris beaucoup de choses, apprécier ma voix  ou reconnaître certains végétaux comestibles, lorsque je n’ai rien d’autre que le dénuement comme compagnon. J’ai l’impression que je lui dois tout. Nous arpentions le pays de long en large, nous avons vu bien des endroits, le genre que je serais incapable de retrouver, maintenant, même si j’étais à moins d’une lieue. Il fut la personne la plus proche de moi de toute mon existence. Cela me manque, au fond.

Je reprends mon souffle. Que dire de plus ? Le plus important, peut-être, répondre à ce questionnement flottant dans l’air hurlant, né de ma tirade improvisée.

Je crois qu’à ce stade, je te dois une explication. Pourquoi je parle de lui au passé, que je suis seule, isolée dans ce lieu qu’y m’est inconnu. Cet homme m’aimait. Il aurait tout fait pour moi. Mais tout le monde ne pensait pas comme lui. Une fois de trop, il a voulu me faire plaisir, a pris des risques pour que profite de la bulle de bonheur éphémère qui nous englobait. Il est mort. On l’a assassiné.

Ma dernière assertion lance un froid sur la conversation, rehaussé par une bourrasque qui me frappe en pleine figure. Je me protège les paupières du dos de la main, avant de reprendre. Retour au présent, désormais.

D’où suis-je partie ? La question était "est-ce que j’ai un chez moi" ? Non, je n’ai nulle-part. Je n’ai personne non plus. Quant aux rafleurs, ceux qui me connaissent et me reconnaissent me haïssent…

Mes mots se suspendent un instant de plus, se perdent dans la tempête, au loin, qui les porte avec tant de conviction que je me demande si des gens, à des kilomètres à la ronde, peuvent entendre mes paroles.

…puisque j’ai tué deux d’entre les leurs.

♫:
 
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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Jeu 22 Jan - 17:55

Angry Men Walking


"Je ne réclame pas vengeance.
"
        Non, pas ça ! Elle ne peut pas se permettre de nous retirer le seul petit plaisir qu'on y prend. S'il y a bien une chose de drôle dans ta vie, c'est les raclées que tu fous à ces têtes de pierre par vengeance. Personnelle, par procuration, qu'importe, tant que le motif te donne une raison valable de frapper. Eh puis, tu en as envie, hein ? Ce poing qui tremble ne demande qu'à foncer,  d'amblée dans le nez d'un rafleur. Tu auras beau faire croire à tout le monde que tu n'aimes pas ça, avec moi ça ne prend pas. Frapper, frustrée, déchirer, déchirée, fracasser, tu devines la suite. D'où la nécessité du prétexte. Le jour où ces fumiers disparaitront, tu devras trouver quelqu'un d'autre pour te passer les nerfs. Droguée.

        Mais bien sûr pour toi, ce n'est pas veangence ; c'est Justice. Tu agis parce que tu le dois, parce que quelqu'un le doit. Réparer ce qui a été fait. Une offense aux airs d'innocence dans un monde où enfance n'existe plus. C'est leur quotidien à tous, ça leur paraît normal. Les chimères, elles sont persécutées. Point. Poing.

         Alors que le vent s'essoufle, Hubris fait chanter les informations de sa voix metallique. Une longue balade, intéressante, intriguante. Un récit aux airs de conte. La chimère et le rafleur. L'amour interdit, la passion inavouée. Ah, les balades en amoureux, les oiseaux sifflent, le Jasmin de Chine danse. C'est d'un chiant. Mais toi, tu apprécies. Bien que cela te fasse tilter légérèment. Ce n'est pas agréable pour toi, hein, d'apprendre ça ? Combien sont les rafleurs tombés par mégarde dans cette spirale criminelle as-tu massacré ? Sûrement beaucoup trop. Ou sûrement pas assez. Question de point de vue.

         Moi la partie qui m'intéresse, c'est quand même celle où son amant secret la sauve et meurt. Enfin ça se bouge un peu ! Mais toi tu es touchée. Apercevoir encore de l'abnégation dans un monde rongé jusqu'à la moêle est une vision réconfortante, malgré son arrière-goût de "trop peu". Tu ne sais pas quoi lui dire. D'ailleurs, je ne crois pas qu'il y ait vraiment de mot approprié dans ce genre de situation. Mais les dernières informations données sont importantes.

"Je suis désolée pour ton ami. Tout comme toi, je suis vagabonde, sans véritable foyer. Mais même si tu ne réclames pas vengeance, je me verrais dans l'obligation d'insister. Sans parler de dent pour dent, tu es en danger permanent car c'est eux qui la cherchent, la vengeance. On peut régler ce problème. L'alléger. Mais il me faut les renseignements. N'ai pas peur de me les don.."

        Oh bah tiens Nimouille, ça serait pas eux là-bas au loin, à la frontière de la Grande Désolation ? C'est une supposition hein, mais même d'ici, ce groupe de personne m'a l'air bien furax. Et, toujours dans le cadre de la supposition, il se pourrait qu'ils soient en trainde se diriger vers vous, à allure relativement rapide. On va pouvoir s'en occuper rapidement finalement. Y'a toujours au moins deux solutions à un problème.

"Reste tranquille."

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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Dim 25 Jan - 17:14

prendre la fuite ou la vie

Nimcha est forte et belle, dans cette aura de puissance rassurante qui l’entoure. Je suis du bon côté de la balance. Le sien. Elle est la chaleur bouillonnante et je suis le froid insidieux. Non, n’insiste pas, cette vengeance n’est pas la mienne. J’ai vu ce que les rafleurs sont, ce qu’ils peuvent être. Tant sont juste des brebis affolées, aillant trouvé un foyer qui leur tendait plus la main que les autres, dans cette promesse de justice que leur propose leurs chefs.

Je n’en veux pas à la défenseuse, sans la soutenir totalement. Elle ne sait sans doute rien de tout cela. Et ô combien, moi-même, avant que le gel emprisonne mes émotions, j’ai voulu leur mort, à eux tous. Qui donc est parvenu à me faire tant relativiser ?

Je suis désolée pour ton ami. Tout comme toi, je suis vagabonde, sans véritable foyer. Mais même si tu ne réclames pas vengeance, je me verrais dans l'obligation d'insister.

Il n’y a pas à être désolée pour quoi que ce soit. Cela ne changera rien.

Mon ton sonna sec, soudain brutal. Je repris, plus calme, déçue de ma propre réaction.

Je ne suis pas partisante de la loi du Talion. Qu’est-ce que la brutalité peut bien faire ? Regarde, les rêveurs, eux, ne se battent pas, et ils croient en quelque chose. Leur espoir ne naît pas de leurs poings.

Mais elle poursuit. Elle n’en démord pas. Sa colère vibre autant que ma voix. Je porte mes doigts à mon cou, sentant les cicatrices, reliefs justifiant cette vengeance irrationnelle qu’elle me décrit. Tu te venges aussi, Nimcha. Mais de quoi ? De qui ? De toi-même ? Ceux que tu frappes sont des hommes.

Je ne trouve plus le courage de l’interrompre. Nous avons besoin de gens comme elle. De chimères capables de s’élever en remparts, de payer de leur vie pour protéger une cause qu’elles jugent juste. Mes propres mains n’ont jamais servi que moi-même. Ma survie et mon égoïsme. Une amertume cruelle me saisit. Ne serait-ce l’envie qui m’étreint ? Même mon œil valide se trouble tant mon dégoût envers moi-même est grand, en cet instant.

Brusquement, elle s’interrompt. Un point sur ma droite attire son regard. Ses sourcils se froncent ; ses traits se durcissent et s’enlaidissent presque d’une sauvagerie masquant ce visage inquiet et presque doux qu’elle m’a montré peu avant.

Je plisse les yeux. Oui, des taches se meuvent au loin, non des arbres ni des épées. Ils avancent rapidement. Je crois compter trois silhouettes. Trois, c’était bien leur nombre, au lac d’Amsel. Ainsi, ils m’ont suivie jusqu’ici. J’hésite à lui faire part de mes réflexions, mais un coup d’œil bref vers elle me montre qu’elle sait déjà. La voilà prête, la belle. Sa garde est, telle son expression, droite et rude. Force pure. Je n’ai pas cela. Je n’ai que la ruse et l’agilité que me confère le désespoir, cette envie sale de vivre.

Reste tranquille, m’intime-t-elle, et son ton n’est plus pareil qu’avant. J’y perçoit comme un souffle d’excitation. Non, n’est-ce pas que mon imagination ? Mes pensées ne me persuadent pas.

Ce serait plutôt à toi d’appliquer ton conseil. Mais m’écoutes-tu, au moins ?

Je soupire. Je retrousse ma manche couverte de boue, détache la sangle de mon couteau, à regret.

De toute façon, j’ai une dette envers toi. Si tu veux te battre, je ne te laisserai pas te faire tuer. Mais sache que je ne cautionne pas cet acte.

Je vois désormais les hommes. Leurs figures sont pâles de rage, souriante pourtant. Nous sommes des proies faciles. S’ils savaient. Ils pressent le pas mais ne courent pas ; ils savent que nous les attendons de pieds ferme. Vu le peu de temps qu’ils ont mis à me rejoindre en ce lieu reculé, ils ont sans doute dû, comme moi, marcher de nuit sans s’arrêter.

"Tu vas crever, sale chimère", cru-je distinguer. Ils savent bel et bien qui je suis.

Stupides et acharnés. Sans doute l’un d’eux connaissait bien une de mes victimes.

Nous ne fuirons pas.
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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Mar 10 Fév - 23:39

Heaven or Hell, Duel 1. Let's Rock !


            Un vague brouhaha entendu à tes côtés. C'est comme si tu l'avais oubliée, focalisée sur ces trois rafleurs. L'adrénaline déjà bien en place là-haut, tout ce qui n'est pas un coup de poing n'existe plus. Ils ne sont même pas encore à vôtre niveau que tu trembles. C'est léger, mais ça tremble. De l'impatience malsaine. Je me suis surprise à supposer que ta soi-disante protection des chimères n'était qu'une manœuvre habile pour détourner les autres, ainsi que toi-même d'un mal qui te ronge beaucoup plus profondément. Dément. Cogner, frapper, broyer. Mais je n'arrive pas à faire avancer la réflexion, je ne vois pas d'où viendrait ce mal. Donc je vais intuiter le fait que tu sois bonne. T'as de la chance.

Elle t'a retourné ton conseil, je crois. Moi non plus je le n'écoutais pas. Mais la pauvre n'a pas compris qu'il est trop tard. Ces gens sont en face, là, à quelques mètres. Quelques pas encore et c'en est finit d'eux, Hubris. Laisse-là faire tu verras, c'est magique. Ou peut-être que vous allez crever toutes les deux, faut tout prendre en compte. Je ne sais pas si tu as déjà vu le métal déchirer les muscles et éclater les os, mais ça t'assure un sérénité pendant un bon moment. Vouloir calmer Nimcha c'est comme vouloir empêcher la nuit de tomber. Une matière extrêmement inflammable. La moindre étincelle provoque une explosion dévastatrice aussi pour elle que pour les autres. Sacrée Nimcha.

Tu ne seras pas seule, Nim'. Décidée à régler sa dette, Hubris t'aidera. Pourtant, c'est toi à la base qui cherche à l'aider. Elle s'aide toute seule. Adieu fuite, bonjour courage. Mieux vaut mourir en essayant de devenir maître de ton destin plutôt que de te faire poursuivre par ton passé éternellement.

« La chasse est terminée. »

Pas la peine de répondre, la distance de sécurité a été franchie. Les trois sont armées d'armes blanches, mais tu es mieux équipée. Qui plus est, tu disposes de l'effet de surprise puisqu'ils ne t'ont pas reconnue. C'est le problème quand tu massacres du rafleur à longueur de journée, tu te tailles une réputation aux petits oignons. Il faut la saisir, la laisser prendre du goût. L'odeur se répand petit à petit dans les rues de Close, dans chaque quartier, dans chaque narine de ces criminels qui décident soit de la pister pour tenter de la dévorer, soit de fuir, loin de ce parfum nauséabond.

Un pas en avant, enlisé dans la boue. Sifflé par le vent, un coup de poing dans le ventre. Surprise, je suis en métal. Plié en deux comme du papier, tu le dégages d'un coup de pied bruyant. Mais ils sont trois. Et d'une esquive ratée, tu n'arrives pas à parer la lame qui vient trancher ta hanche. Parée pour la deuxième manche.




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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Mer 11 Fév - 19:58

sur le ring

Le poing de la belle vole et tournoie ; un craquement sinistre retentit et un premier corps s’affaisse. Je n’ai même pas eu le temps de comprendre ce qui s’est passé. Nimcha s’est ruée sur eux, furibonde, flèche bleue de soie et rouge de rage. Son bras se coince un instant dans le corps brutalement arraché à ses appuis, un instant trop long qui lui coûte une estafilade.

Le temps est suspendu l’espace d’une seconde. Les ralfeurs prennent peu à peu conscience d’à qui ils ont affaire.

Pardon, Nimcha. Tu m’as sauvée mais je suis encore trop faible pour réagir au quart de tour. Elle recule vivement mais la pourpre afflue sur sa peau dénudée, traçant des lignes sombres sur le tissu de sa robe. Celui qui l’a touché, galvanisé par son succès, prépare déjà son deuxième coup ; je m’interpose. Le métal rencontre le métal. Une chance que j’ai su viser le bon endroit. Mais la force de l’homme me pousse en arrière, je tombe presque sur la chimère, qui me retient cependant malgré sa blessure. Elle n’est pas hors-jeu. Je n’ai pas le temps de reprendre fermement mon équilibre que l’autre rafleur est déjà sur moi. Je me dérobe à son estoc trop prévisible. Des réflexes me restent de mes lointains entraînements. Je m’éloigne de quelques mètres pour laisser le champ libre à ma compagne. Nos deux duos de danse sont formés, en avant la musique.

Mon agresseur est plus petit que l’autre, le visage tant déformé par la haine qu’un filet d’écume s’échappe de ses lèvres de biais. Il vocifère des insultes en continuant de m’attaquer de front. A chaque fois qu’il passe près de moi, je sens sa sueur et perçoit ses ahanements. Il est épuisé, terrorisé par la tournure des évènements. Déjà l’un d’entre eux est au sol, sans doute mort, commençant à s’enliser dans la boue, tout comme moi à peine plus tôt.

Il ne faut pas la chercher. Je ne la connais pas encore, mais je perçois dans la hargne qu’elle met au combat et son regard écorché vif plus qu’une réclamation de justice s’exprimant par ses poings. Elle est féroce, vive. Elle clinque et claque. Cette guerre oubliée de la grande désolation devait en compter mille, des comme toi.

Je n’ai pas le temps de suivre en détail son affrontement, trop occupée par le mien. Mon adversaire est jeune, inexpérimenté. Il m’attaque toujours de la même façon, paniqué. Mais dans la brusquerie de ses mouvements saccadés, je ne trouve pas d’ouverture assez sûre. Il faut que je me dépêche, ou bien…

La lame s’écrase sur mon épaule gauche. Je hurle, plus de surprise que de douleur, puisqu’elle n’afflue pas immédiatement, repoussée par l’adrénaline. Avoir touché sa cible déstabilise le rafleur. Il lâche son arme, la laisser tomber au sol ; aussitôt absorbée par la boue, son éclat écarlate disparaît. Il est à ma merci. Ma lame s’enfonce sans hésitation dans sa gorge. Sans doute le pire coup fatal qui puisse être porté. Ses yeux se révulsent, sa bouche s’ouvre, affreusement muette, et sa gorge gargouille des grosses bulles marron à mesure que ses poumons se vident spontanément. Je dégage ma lame, il s’effondre, la souffrance afflue de ma blessure. Je tombe également, ma paume tentant en vain de combler la blessure trop profonde.

Un quatrième. J’ai tué un quatrième homme. Et je vais sans doute mourir ici, à me vider de mon sang, me mordant la langue jusqu’à en avoir plein le palais en pensant que cela apaise la douleur.

Je lâche mon épaule. Il faut que je fasse quelque chose. Je ne peux pas me passer de ce rituel. J’essuie maladroitement la lame sur la veste de coton du cadavre, crache un filet coloré plus loin, découpe comme je peux un pan de la manche du vêtement. Puis je laisse tomber mon couteau, cherche maladroitement dans les plis de mes apparats mon carnet, l’ouvre à une page. Reconnaît la page des constellations. Non, pas celle-ci, il me faut une page vierge. Je ne dois pas souiller les seuls beaux souvenirs de ma vie. Je tourne les pages, y laissant des traces foncées, terre mêlée de vie s’échappant. Je glisse le fragment de tissu.

Mes mains tremblent de façon incontrôlable. Est-il possible d’avoir plus mal que cela ? Moi qui aime le froid, je me retrouve avec un bras baignant dans la chaleur, ma propre chaleur fuyant ma triste existence. J’entame la dernière phase de mon habitude morbide.

Gesetz, Gesetz, reine-mère et créatrice
Etendue, ta puissance, sur terre et mer
Serine ton courroux, cruel et amer
Et reprend-donc à ce corps la vie motrice
Tremblants, mais saufs, nous attendons notre tour
Zénithal encor, mais bientôt sans retour


Nimcha a-t-elle fini ? De mon côté, j’ai terminé. Ma vue se trouble, je m’affaisse au sol. Rebonjour, terre.
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MessageSujet: Re: Une note d'espoir parmi la destruction {Nimcha} ♪   Sam 28 Fév - 18:52

The wheel of fate is turning, rebel 2, action !


           Touchée. Tu détestes ça, hein ? Te sentir à la portée d'un autre, ta destinée entre ses mains. Comprendre que tu ne contrôles pas tout. D'un petit geste, il peut t'ôter la vie. C'est si facile de tuer. Tu ne t'en rend plus compte toi, des dégâts que tu provoques. Tu es née armée, véritable masse contondante capable de voler une âme d'un simple coup sur le crâne. Reprends-toi, tu n'as pas le temps de constater l'étendue des dommages.

Heureusement que ton alliée a eu de meilleurs réflexes. Une second de plus,et cette lame t'aurait refait le portrait. Sous la force de l'agresseur, elle bascule en arrière ; et vient ton tour de la soutenir à nouveau pour éviter qu'elle ne s'écroule dans ce grand caniveau. Tan blessure s'ouvre légèrement. Une fois redressée, les équipes sont en place.

Bien évidemment, c'est l'autre con que tu as pour cible. Celui qui t'a fait ça. Il n'y aura plus de pitié. La bête est déchaîné, de son visage n'en restera qu'un chaos fait de chair et de sang, opération sans anesthésie. Il t'attaque de son épée, tu l'attrapes par la lame de ta main de fer. T'es bloqué couillon. Vas pourrir en enfer maintenant. Tu redescends ta prise jusqu'à tenir son poignet, désormais cet être fragile est totalement à ta merci. Le pauvre blaireau en panique sous l'ombre de l'aigle chasseur. Et l'aigle a les nerfs en feu. Un coup de pied, deux coups de pied, trois coups de pied. Il ne peut même pas s'envoler, tant tu lui broies la main, fondant petit à petit sous la force du métal. Place au coup final. Tu le tires d'un geste sec vers toi, sous ses yeux effrayés demandant grâce, et ton biceps vient s'écraser contre sa gorge, orchestrant un pirouette arrière de ta victime asphyxiée.

On pourrait presque voir la vapeur t'enrober, ton alliage rougir sous ta température colérique. Tes traits sont tirés par la rage, ce n'est plus une femme, c'est une bête. Et pendant ce temps ta blessure s'est ouverte, c'est bête. On s'en occupera plus tard. Tu te retournes vers Hubris, l'ayant oubliée le temps d'un instant, espérant qu'elle ait survécu. Mieux que ça, elle a remporté la victoire. Mais elle est blessée également, et le nez dans son carnet. Drôle de façon de célébrer le fait que vous soyez toujours en vie. Mais peu importe. Tes nerfs refroidissent peu à peu en l'absence d'ennemis à broyer. Tu parais plus sereine. Tout le contraire de ton amie, tremblante, sûrement sous le choc.

Et pourquoi pas toi ? Pourquoi tu n'es pas sous le choc après tout ça ? Tu as frôlé la mort, tu l'as provoquée froidement deux fois, et tout ce que tu sais faire, c'est rester de marbre ? Même tes prétextes habituels n'arrivent pas à t'enlever cette sensation de vide qui t'envahis, se faufilant dans chaque recoin de ton être, venant tortiller ton estomac. Etait-ce la même chose au début ? Tes premiers meurtres, tu te souviens ? Non, tu n'arrives même plus à te souvenir. Combien de vie as-tu volé, volontairement ou non ? Un coup de massue mal placé, une rage aveuglante, combien sont tombés, le crâne fendu, gisant à tes pieds, agonisant dans la douleur. Qu'est-ce que dirait ton père, s'il voyait la façon dont tu te sers de ce qui est censé te protéger ? Lui qui t'a tout appris, qui a pris tant soin de toi. Il ne se donnerait même pas la peine de se retourner dans sa tombe pour toi. Tu aurais perdu toute son estime. Ta cause est juste, l’extrémisme, jamais. Ca y est ! Tu le revois, ton premier carnage. Un meurtre accidentel. Il t'avait agressé, quelques jours après la mort de ton père. Prise par surprise, tu en gardes encore deux cicatrices sur ton ventre. Tu as réussi à le repousser, hurlant aussi fort que tu le pouvais, et tu as lancé ton poing. Voulant l'esquiver, il se l'ai pris dans la gorge. Mort directe. Il s'est effondré là, devant toi. Et tu t'es mise à pleurer. De douleur et de tristesse. De joie et de honte. Pourquoi tu ne pleurs plus, Nimcha ?

Les yeux rougeoyant et humides, tu t'approches d'Hubris. Ta voix est faible, et tremblante.

« Ca va aller ? Tu n'es pas trop amochée ? Un silence. Tu n'avais pas le choix, c'était lui ou toi. Je ris, Nimcha, je ris. C'était bien eux ? La chasse est finie où tu es encore en danger ? Ta blessure te fait mal, tu grimaces. On ferait mieux de rentrer au plus vite, les risques d'infection ici sont élevés. Si tu as la force, on reprend tout de suite. Un autre silence. Désolée que tu aies du assister à ça. »

Et tu comptes reprendre la marche, alors que les macabés s'enfoncent dans la vase.




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