Gefängnis



 

 
 Chasse au trésor. #eris
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Rafleur
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MessageSujet: Chasse au trésor. #eris   Dim 4 Jan - 20:14

On peut trouver un certain nombre de points communs entre la forêt et l'homme qui la traverse à pas lents et mesurés. Une certaine dangerosité, qui s'exacerbe à des moments précis. L'homme, cependant, est peut-être pire que la forêt, car il est conscient de ce qu'il fait. Conscient de la douleur qu'il peut engendrer. Et s'en fout totalement. C'est avec cette assurance qu'il suit les sentiers, sans s'inquiéter un seul instant d'un éventuel obstacle qui pourrait se dresser sur son chemin. Obstacle ? il sait toujours surmonter les problèmes. Il n'a pas à avoir peur de ce qui peut arriver. D'ailleurs, s'il est là, c'est uniquement dû à sa volonté. Parce qu'il s'agit d'une des taches qu'il ne peut guère confier à un vulgaire sous-fifre. Pourtant, Hurle, le chef des Rafleurs, est très doué pour déléguer ; et si une mission implique de faire couler du sang, il y a beaucoup de ses recrues qui seraient ravies de s'en charger. Il faut dire qu'il a réuni un bel échantillon de fous et de sanguinaires sous ses ordres. Cependant, s'il devait demander qui se porterait volontaire pour un tour en forêt, les gens seraient peut-être moins intéressés. Les plus zélés trouveraient très certainement cela trop plat. Pourquoi passer des heures à chercher un cadavre, d'ailleurs ? Qu'est-ce que cela pourrait rapporter aux Rafleurs ? Il n'y a que Hurle pour le comprendre ; comme souvent, ses voies sont impénétrables vu qu'il ne prend guère la peine de s'expliquer à ses troupes. De toute façon, il n'y a que lui qui peut s'en charger. Vu que c'est lui qui l'a envoyé en mission ultra-secrète... eh bien, il faut bien qu'il aille vérifier par lui-même. Seul son second est au courant en dehors de lui, mais Walker est occupé. Hurle a donc profité de l'agitation d'une rafle pour s'éclipser en forêt ; si Walker joue son rôle, personne ne se doutera qu'il était absent lors de cette opération.

Voilà déjà deux heures qu'il erre dans la forêt ; impossible de trouver le cadavre. Pourtant, il sait qu'il est là. C'est ce que les informateurs qu'il a contactés - informateurs indépendants, qui n'avaient donc pas conscience de son identité et qui étaient prêts à lui vendre des informations qu'ils désiraient cacher à Hurle, ce qui explique pourquoi il préfère rester en retrait et diriger dans l'ombre - lui ont indiqué, et vu qu'il a varié ses sources, il n'a pas de raison d'en douter. Il commence à fatiguer un peu, et s'octroie une pause en s'adossant à un arbre. Pas question de s'asseoir alors que tout, autour de lui, est couvert de ces feuilles si tranchantes. Il prend le temps de boire un peu, de s'étirer avant de repartir. Juste au moment où il le fait, il aperçoit une silhouette familière. La silhouette d'une femme qui, par certains côtés, lui fait penser à une enfant, peut-être parce qu'elle ne semble pas trouver de meilleures manières de communiquer qu'en touchant son interlocuteur - chose que Hurle déteste. Elle ne l'a pas encore vue, et Hurle hésite à lui parler. La vérité, c'est qu'il ne l'aime certainement pas. Sauf qu'il ne peut pas dire qu'il la hait. Certes, sa manie du contact le dégoûte, surtout qu'elle n'a rien d'une native comme lui. Mais elle n'est pas une Chimère. Simplement autre chose. Un danger potentiel qu'il n'a pas encore fini d'évaluer, ce qui le pousse à réfléchir sérieusement avant de prendre une décision à son sujet. Peut-être pourrait-elle, au final, s'avérer être un pion utile pour ses plans, il ne peut éloigner cette possibilité : une femme dont le corps a été recomposé, qui n'est donc plus celle qu'elle était à la naissance ? C'est intéressant. Malgré tout, quelque chose en elle révulse Hurle. Un peu comme lorsqu'il croise une chimère : il ressent les mêmes envies de meurtre. La même envie de vengeance, en fait. Elle se retourne. Elle le voit. Hurle soupire, puis prend sur lui et affiche un sourire radieux, s'inspirant de ceux qu'il adresse à Aradia. « Bonjour, demoiselle. » : salue-t-il en la voyant. A ses yeux, c'est presque une gamine, alors qu'elle n'est en réalité pas beaucoup plus jeune que lui. Quelques années, mais ça suffit pour faire la différence pour Hurle. « Vous vous promenez souvent dans le coin ? » : poursuit-il, se disant que, si c'est le cas, il pourrait peut-être lui demander si elle a vu quelque chose d'inhabituel. Si elle a remarqué un corps qui n'aurait pas sa place au sein de ce magnifique paysage. C'est comme ça qu'il est, Hurle. Toujours à chercher à se servir des autres, peu importe la situation, peu importe qui ils sont. Une part de lui la considère déjà comme un pion potentiel. La question est de savoir comment elle lui sera le plus utile : en œuvrant pour lui, ou en mourant... ?
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Mar 13 Jan - 23:39



Les jours se ressemblent tous dans ta vie, Eris. Vendre, inventer, créer, ramasser, c'est du pareil au même au fond. La vérité, c'est que tu t'ennuies. Les choses te semblent bien fades jours après jours, et tu n'as aucun but pour égailler ta vie. Pourtant, tu as cette étrange force en toi. Cet optimisme sans pareil, celui qui te fait toujours voir le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide.
C'est aussi cette tendance que tu as développé, celle qui fait que tu vois ta vie comme une aventure, que tu cherches à vivre chaque jour comme une exception. Tu as ce désir ardent de prendre les choses en main, de changer, de devenir meilleure.
De devenir quelqu'un de bien.

Est-ce seulement possible ?
Tu te l'es souvent demandé. Mais peut-être que ton problème est-là. Tu ne sais pas te détacher, captive de souvenirs et de questions déjà posées. Trop souvent posées. Enfant perdue dans ses mille et unes pensées, c'est pour fuir que tu es partie de matin-là. Sans attaches, il t'arrive parfois de quitter ton véritable métier pour redevenir toi-même. Une rêveuse avant tout, pas seulement l'artisane qui façonne de ses mains.

Eris, tu as mis ton manteau, tu as jeté ton sac fétiche sur ton épaule et tu es partie. Cela doit faire deux ou trois jours peut-être, tu ne t'en rends pas bien compte et quand bien même, tu t'en fiches. Le temps, tu ne l'apprécies que peu. Il n'a pas toujours été tendre avec toi et sans cesse, il te ramène en arrière.
Prisonnière oui, mais d'un temps révolu.

Alors tu erres ici et là, petite anomalie. A la recherche d'autre chose que ton propre toi. Désespérément. Tu vagabondes, tu ramasses et tu observes. Tu creuses un peu, tu coupes, toujours à la recherche de nouveauté. Eris, malgré les apparences, tu espères tout au fond de toi que personne ne te verras ici. C'est ton jardin secret, celui où tu aimes te dissimuler. Tu n'as pas envie qu'on te poser des questions, qu'aurais-tu à y répondre. Probablement rien. Comment le pourrais-tu ?
Toi, qui ne sait rien. Toi et ton ardent désir de savoir, mais qu'as-tu encore à apprivoiser ?
Toi qui connaît tout, sauf toi.

Tes pensées s’entremêlent, tu ne sais plus où donner de la tête. Dans ta démarche inondée de maladresse, tu trébuches sur une racine. Tu t'accroches à une écorce. Un fil casse. Aïe. Te voilà dans l'embarras avec ton bras.
« Bonjour, demoiselle. »
Tu sursautes un peu. Tu te retournes. Eris, tu le sais qu'on ne scrute pas les gens cependant, tu ne peux pas t'en empêcher. Toujours aussi gangrené par ta curiosité, tu tentes de te rappeler de ce visage. Tu te dis que tu l'as déjà aperçu. L'aurais-tu touché ? Peut-être. Tu ne saurais le dire, tu ne t'en souviens pas. Ou serait-ce que tu ne le veux pas.

Oh oui, petite ignorante.
C'est bien digne de toi. Digne de ton intelligence à la fois chétive et grandiose, qui oublie aussi vite qu'il assimile. Comme si tu ne voulais à présent t'imprégner que de ce qui est important, de ce qui pourrait être bon pour toi. Comme si ta mémoire te jouais des tours.
Mais n'est-ce pas là ton sublime vice, celui d'un esprit évasif.  
« Vous vous promenez souvent dans le coin ? »
Ton regard doit lui sembler étrange. A la fois insistant et lointain. Tu lui souris un peu, alors qu'un sentiment étrangement nouveau s'éprend de toi. Tu l'aimes bien. Il te met doucement en confiance et tu te dis que c'est peut-être parce que cet homme est gentil avec toi. Peut-être aussi, est-ce parce qu'il te parle comme à quelqu'un de normal. Oh, bien évidemment, ce 'est pas e premier toutefois, ça a ce petit quelque chose de différent dans sa bouche.
« Oui, ça m'arrive régulièrement. »
Pas de bonjour. La politesse ne t'es pas très commune. Pas naturelle ? Elle t’embarrasse plus qu'elle ne te met à ton aise, d'ailleurs.
« Pourquoi ? »
En réalité, tu t'en fiches un peu. Tu es plus intriguée par le personnage que par ses paroles, c'est comme si ton esprit a déjà oublié. Tu te focalises sur son visage et son expression.
Et puis, alors même que ton regard ne se détache pas du sien, tu te souviens. Oui, c'est vrai. Tu as mal. Tu es cassée, petite poupée. Tu le sais, tu ne peux pas rester comme ça.
« Dis-moi. Tu ne voudrais pas m'aider ? »
Eris, douce innocente. Tu lui montres ton bras, tu lui dévoiles ta blessure. Ta différence et ta plaie béante.  


HRP:
 
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Jeu 15 Jan - 21:49

Si fragile. Si délicate. Une petite poupée de porcelaine - dotée d'un gros défaut de fabrication - que l'on pourrait casser si on ne s'y prend pas bien avec elle. Hurle a conscience que, s'il décide de la détruire, cela lui sera immensément facile. Il n'aura pas beaucoup d'efforts à faire pour cela. Juste un peu de volonté - et ce n'est pas ce qui manque chez quelqu'un dont la seule motivation semble être de faire du mal aux autres, au-delà de son simple besoin de vengeance. Il pourrait même le faire par mégarde, sans s'en rendre compte, en étant simplement naturel. La présence de Hurle est corrosive, elle agresse les autres, les fait souffrir ; sa personne toute entière est un poison, sans qu'il n'ait rien besoin de faire. Il respire la destruction et la mort. Cela ne serait même pas étonnant que les fleurs se fanent à ses pieds, que les arbres meurent sur son passage. Le chef des Rafleurs ne sait que détruire. Même pour protéger sa sœur adorée, il détruit. Il ne sait pas faire autrement. Non que pour lui, ce soit une fatalité. Hurle a l'habitude d'être détestable. D'être un danger pour les autres. Cela ne l'émeut même pas. Il a accepté ce fait. Il ne voit pas où est le problème. Il est simplement une incarnation du Mal. Quand bien même il lui reste un cœur ; torturé, fragmentaire, faible, mais bien existant.

Comme il n'a toujours pas pris de décision concernant son interlocutrice, le plus prudent est de faire attention. Cela lui fait bizarre, car il n'a guère l'habitude de retenir ses mots. Il sort ce qu'il pense avec conviction, il n'éprouve aucune peur face aux autres. Il se montre dur et autoritaire avec n'importe qui, refusant la moindre contradiction ; et même avec Aradia, il conserve un côté fort et possessif qui complète le caractère. Pourtant, s'il est plus doux avec elle, c'est parce qu'il l'aime. Il n'a en revanche aucun sentiment positif à l'égard de cette jeune femme, qui par certains côtés n'est pas loin de le dégoûter. Il doit se forcer à être généreux. A la saluer, à se montrer agréable avec elle. Lorsqu'elle sourit, Hurle a l'impression qu'il remplit son objectif. Lui donner une bonne image de lui, pour qu'elle n'ait pas peur du grand méchant loup, pour qu'elle soit assez en confiance pour agir pour lui si jamais il le lui demandait. Dans le cas où il déciderait de faire d'elle un de ses pions, il doit préparer le terrain. Elle sourit, cela veut dire qu'elle ne le voit pas comme une menace. Elle est bien la seule, d'ailleurs.

Elle affirme se promener régulièrement dans le coin, ce qui arrange bien les affaires de Hurle. Peut-être pourra-t-elle remarquer quelque chose qui lui échapperait, un changement notoire qui n'aurait aucune raison visible. Comme un cadavre en pleine nature. Enfin, peut-il lui demander de chercher un corps mort ? La demande serait peut-être trop dure, elle pourrait éventuellement prendre peur... Non, il ferait mieux de trouver un euphémisme. Quelque chose signalant qu'il recherche quelqu'un, mais ne précisant pas l'état dans lequel il pense le trouver. Il s'apprête à le lui demander quand elle lui montre sa blessure, lui demandant si il peut l'aider. Non, Hurle ne peut pas, Hurle ne pourra jamais aider personne - il ne sait pas déjà s'aider lui-même. Pourtant, il s'approche et prend délicatement le bras de la jeune femme, comme il prendrait celui de sa sœur. Une blessure ne l'effraie pas si elle défigure le corps d'une autre. Il ne parvient même pas à compatir, mais s'efforce de prendre un air soucieux. Comme si cela lui faisait vraiment quelque chose qu'elle se fasse mal. « Que veux-tu que je fasse ? » : l'interroge-t-il d'un ton très doux, trop doux pour être naturel. Avec un grand sourire, il lâche le bras de la jeune femme et la regarde droit dans les yeux. « Si je le fais, que dirais-tu de m'aider en retour ? Ce serait une façon de me remercier, car j'ai moi aussi un problème. » Il ne sait pas si elle est vraiment à cheval sur les manières. Il ne lui semble pas qu'elle lui ait rendu son bonjour, mais de toute façon, il s'en fiche pas mal, lui-même est du genre à jeter la politesse aux orties quand il n'a pas besoin... En tout cas, le moment est important. Si elle n'est pas capable de faire quelque chose pour lui en échange d'autre chose - bref, un échange de bons procédés -, il n'aura aucune raison de la considérer comme un pion potentiel. Autant la tuer tout de suite.
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Ven 23 Jan - 14:31



Tu le regardes fixement, les yeux un peu vides. Tu ne sais pas trop ce que tu dois faire ou dire. Tu te focalises sur cette cicatrice apparente qui épouse le visage de cet inconnu. Elle te plaît beaucoup cette cicatrice, avec elle, tu reconnais en lui. Enfin, d'une certaine façon. Avec elle, tu te dis que tu n'es pas la seule à avoir été abîmée. Ce stigmate te donne envie de connaître les mystères qui l'entoure et de découvrir le personnage qui se cache derrière.

Soudain, dans ton manque de tact, tu réalises que l'observer de cette façon doit être mal perçu. Tu ne comprends pas trop ça toi, parce que ça ne te sembles pas étrange lorsqu'on t’observe. Oui, tu es bizarre et l'étrangeté se révèle lorsqu'on l'analyse. Tu as fais de même les premiers temps, en comprenant que plus le temps passait et plus ton humanité s’éloignait. Cependant, Eisen t'avait fait comprendre que cela ne se faisait pas et tu ne voulais pas être impolie. Non, toi, tu voulais êtres gentille.
Juste gentille.

Dans ton moment d'absence, tu as raté une partie de ce qu'il a pu te dire. Il te semble néanmoins qu’il t'a demandé de l'aide. Tu as perçu une revendication. Il veut un échange et ça te semble envisageable. C'est sûrement normal après tout, c'est ce que tout le monde doit faire, même si tu n'es pas habituée.
« Je ne sais pas. Ça dépend de ce que tu me veux. Ça dépend ce que ton problème va me demander. »
Ce que tu peux être naïve, Eris. Tout au fond de toi, tu le sais bien, tu peux tout faire. Tout. Si c'est le cas, c'est bien parce que tu ne sais pas où se trouve la différence entre le bien et le mal, parce que tu préfères ne pas vraiment te poser la question et pourtant, tu souhaiterais te convaincre du contraire.
Oublies tout ça, tu n'es pas quelqu'un de gentil petite anomalie, tu serais prête à n'importe quoi pour te donner un peu de prestige. Pour te prouver que tu es comme les autres et que ta vie aussi peu avoir son importance.
Pauvre enfant, tu te berces de tendres illusions.

Eris, tu demeures dans le silence. Tu le scrutes encore et puis, ton regard s'égare à ton bras. Tu soupires un peu. Cette plaie quotidienne t'exaspère toutefois, tu n'as pas mal. Tu ne te plains pas. La vue de cette blessure aux lèvres ouvertes ne te chagrine pas non plus. Il n'y a rien de plus banal chez toi. Ton corps semble tomber en lambeaux un peu plus encore et ce chaque jour durant, sans que cela t'effraie pourtant.
« Et sinon, il faudrait simplement me coudre la plaie. Ça m'arrive tout le temps, c'est très embêtant. Du coup, j'ai toujours un peu de fil sur moi. Juste au cas où, mais ce n'est pas facile à faire seule. »
Tout est normal. On ne peut plus normal, oui, mais pour toi. Tu sors ton fil de ta poche ainsi qu'une aiguille, tu lui tends, toujours souriante. C'est ton quotidien et tu oublies parfois que ta façon d'agir n'a rien de commun. Les convenances te sont si indifférentes. Toi, berceau d'innocence. Tu préfères ignorer le fait que cela puisse déranger, tu sais juste que tu as besoin d'aide et que tu vas avoir des soucis si tu ne recouds pas cette vilaine chose immédiatement.
Pourtant, ce n'est pas ce qui t'inquiètes. En effet, tu ne préoccupes que de cet homme en face de toi, qui te fascines presque trop maladivement. Tu donnerais beaucoup pour savoir qui il l'est. Tu aimes ces sourires, ils te font plaisir parce que tu représentes quelque chose quand on te sourit, comme avec Eisen. Peut-être que tu ne devrais pas, mais tu as confiance. Tu n'as pas grand chose à donner après tout, pas plus de choses à perdre d'ailleurs.
« Dis. Tu as nom, toi ? »
Tu demandes ça comme si on pouvait ne pas en avoir. Eris, tu sais bien que c'est absurde et si tu le sais, c'est parce que même toi tu en as un. Toi la chose, toi celle qui n'a pas vraiment d'origine. Tout le monde peut avoir
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Sam 24 Jan - 22:32

Elle pose les yeux sur son visage. Sur sa joue ravagée par les flammes. Une blessure qui le défigure. Qui le rend encore plus effrayant qu'il ne le serait autrement. Un survivant. Voilà ce que sa cicatrice dit de lui. Il est quelqu'un qui a fréquenté la mort et qui s'en est échappé. Il sait que cela contribue à renforcer son aura. Ses hommes ont d'autant plus peur qu'il a déjà défié la mort. Ce n'est pas quelque chose que Hurle craint, loin de là. Mais elle, elle ne doit pas le voir de la même façon. Elle doit y apercevoir une simple blessure, ce n'est pas cela qui lui fera peur. Elle doit simplement y voir un corps abîmé. C'est mieux ainsi, d'une certaine façon. Hurle fait peur aux petits enfants, Hurle est un grand méchant loup. Mais il y a des fois où il doit pouvoir inspirer un minimum confiance. Il a du mal, avec elle. Parce qu'elle ne se laisse pas manipuler comme les autres. Il n'est pas possible de lui faire peur comme aux autres, elle y semble insensible. La vérité, c'est que Hurle ne comprend pas comment elle fonctionne, et ne sait pas se montrer gentil. Il y arrive pourtant, avec Aradia, mais c'est naturel, c'est sa sœur : c'est une façon d'exprimer son amour. Il n'a aucun sentiment pour la jeune femme et n'a pas envie de se montrer sympathique avec elle. Mais il se force à ne pas la frapper quand elle lui répond avec réserve. Elle ose lui dire que ça dépend de ce qu'il demande. A lui, à qui on ne refuse jamais rien au risque de perdre prématurément la vie ? Elle a bien de la chance que Hurle ne s'est pas encore décidé de l'attitude à adopter, sinon, il l'aurait déjà tuée. Il lui reste encore un espoir qu'elle puisse lui être utile, il suffit de savoir ce qui lui passe par la tête. « J'ai quelque chose à chercher dans la forêt, tu pourrais peut-être me guider pour que je ne me perde pas ? » : suggère-t-il d'un ton très doux.

Elle sort de sa poche le fil et l'aiguille nécessaire à la suture. Hurle se demande quel genre de personnes peut bien garder ça sur soi. Quelqu'un qui se blesse très souvent, sans doute. Hurle retient un soupir et prend les objets dans ses mains. Lui, avec un fil et une aiguille, il peut faire bien des choses. Mais certainement pas guérir une blessure. Enfin, suturer une plaie, ce doit être la même chose que de coudre une paupière, non ? Le chef des Rafleurs l'a déjà fait, ce ne doit pas être si compliqué. Il prend donc le bras de la jeune femme avec assez peu de délicatesse, puis s'arrête un instant pour dire : « Tu me le dis, si ça fait mal. » Il ne dit pas cela par compassion ; il y a juste pensé, parce qu'il l'aurait dit à sa sœur. En même temps, avec Aradia, il l'aurait directement sortie de cette forêt pour l'emmener chez quelqu'un de véritablement compétent, et aurait abandonné sa mission. Il n'aurait fait cela qu'en cas d'extrême urgence, s'il n'y avait pas d'autres solutions. Il plante l'aiguille dans la chair, peut-être un peu trop profondément car il sent le bras tressauter dans sa poigne. Il devrait peut-être y aller plus doucement, ce n'est pas la même chose que de coudre une paupière, tout de même. « Je m'appelle Silence. Et toi ? » Bien sûr, ce n'est pas son vrai nom ; moins il y a des gens qui connaissent le visage du fameux Hurle, mieux cela vaudra. Il ne lui fait pas confiance, elle serait capable de le balancer. Silence, c'est bien. C'est l'antonyme de son vrai nom.
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Jeu 29 Jan - 14:33



Chercher. Quelque chose.
Tu aimes beaucoup faire ça. Tu le fais souvent même. Oui, tu perds des jours entiers, ton sac sur l'épaule pour te perdre un peu. Pour t'évader plus exactement. Tu ne peux pas te perdre ici, tu y a passé bien trop de temps, que ce soit pour ça ou pour des recherches. D'une certaine façon, les deux vont de paire avec toi. Découvrir c'est ton petit plaisir, tu amènes récolter, analyser, crapahuter. ce lieu est en quelque sorte ton jardin secret. Tu te dis qu'un jour, tu finiras t'y installer.
« Quelque chose ? Genre...Un trésor ? »
Tu ris doucement même si au fond, tu ne trouves pas cette idée si saugrenue. Plus encore, elle te plaît. C'est vrai, c'est bien dans la forêt de cuivre que vous êtes. Une forêt à nulle autre pareille, un forêt qui regorge de secrets. Voilà une des nombreuses raisons qui la rend si chère à ton cœur, que tu t'y sens si bien.
Cette forêt elle est différente, comme toi.

Alors même que tu réfléchis à ce qu'il peut bien chercher, tu sens sa main froide qui t'empoigne le bras. Sa manière d'agir n'est pas très agréable, comme si tu lui avais trop demandé et qu'il n'avait pas envie de la faire. Tu te dis que tu en as sûrement trop demandé. Tu grimaces un peu en craignant qu'il ne fasse un mauvais geste, geste qui pourrait t'endommager un peu plus. Il prend le fil, l’aiguille. Il te pique et tu sursautes un peu. Tu ne t'attendais pas à un geste aussi vif, toutefois tu souris un peu de travers comme pour le rassurer. Quoi qu'il en soit, il faut le faire. Dans le fond, ça ne peut pas être pire que lorsque tu t'entêtes à le faire toi-même, t'es si maladroite. Tout cela est gérable, mais il ne faudrait pas que cela dure des heures ou de mauvais souvenirs pourraient bien remonter.
« Non, ça va. Évidemment, ça pique toujours un peu, mais je suis habituée maintenant. »
Tu mens un peu. En partie.
Tu n'es pas très maligne aussi, tu n'es pas censée être habituée à tout ça et pourtant, tu lâches ça comme une broutille. Tu ignores cependant ce que la vérité peut provoquer. Non, en réalité tu le sais, c'est très différent à chaque fois. Alors lui, ce bonhomme un peu étrange que tu ne connais pas, tu ne devrais pas lui dire ça comme ça, mais tu t'en fiches un peu. Tu as si bon fond que tu voudrais croire tout le monde aimable et gentil.
Ce n'est pas le cas. Ça ne le sera jamais.

Il te donne son nom. « Silence ». Tu arrêtes de te mouvoir et même de penser, l'espace d'un instant. Il te plaît beaucoup ce prénom. C'est assez amusant parce qu'il ne dit rien ce nom, tout en signifiant beaucoup. C'est une chose que tu aimes bien, tenter de décrypter le nom des gens. Un nom, c'est un symbole. Un marque, un signe. C'est l'essence de chaque être et tu aimes t'y perdre.
« Silence. C'est joli, bizarre aussi un peu. Ça fait penser au vent, mais c'est peut-être fait exprès. »
Oui, Silence. Tu aimes bien.
Le temps n'est cependant plus à ça.
« Merci. Ça devrait être bon. Je fignolerai en rentrant à la boutique. En attendant, je suis partant pour ta recherche. C'est d'accord. Je connais cette endroit comme ma poche. »
Tu remets ton sac à bandoulière sur ton épaule, celui que te sers à mettre tout ce que tu peux ramasser. Celui qui contient ton carnet de notes. Tes idées d'inventions. Tu y tiens tellement à cette besace toute défraîchie et usée par le temps. Tu ne t'en sépare pas.
« On y va ?.. »
Tu te sens toute motivée. Tu te demandes bien ce que peut-être cette chose qu'il recherche. Il se pourrait que ça t'intéresse après tout.
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Lun 2 Fév - 10:48

Concentré à sa tâche, Hurle parvient finalement à se montrer plutôt doux. Pas aussi doux qu'avec sa chère sœur, bien évidemment ; il est des choses que son cœur endurci ne peut faire qu'en des circonstances précises. Toutefois, force est de constater qu'il s'applique. Il ne sait pas trop pourquoi il le fait, ne pourrait-il pas tout simplement prétendre être affreusement maladroit et ne pas réussir à faire les choses correctement à cause de cela ? Il pourrait. Mais, d'une certaine façon, étant encore indécis concernant la tenue à adopter vis-à-vis d'elle, il préfère jouer la carte de la prudence. Passer pour celui qu'il n'est pas ne lui est pas si compliqué ; il le fait tous les jours, c'est devenu presque naturel. Alors, même s'il s'est montré brusque au départ, ses gestes se font plus agréables. Plus précis. Il se surprend même à sourire, quand bien même ce n'est pas sincère, juste parce qu'il se satisfait de la façon dont il comporte. Elle a l'air d'une enfant. Encore plus jeune qu'Aradia même, alors qu'elle a plusieurs années de plus qu'elle. Hurle répond doucement à sa question : « Tous les hommes cachent un trésor en eux. » Bien sûr, il n'en pense pas un mot. Quel trésor quelqu'un comme lui pourrait-il bien cacher ? Il doit bien y avoir quelque chose à chérir en lui, pourtant, sinon, sa sœur le haïrait. Peut-être son amour pour elle est-il son trésor. La seule chose qui fait de lui un homme bien. Pour le reste, il ne se fait d'illusions, il est sans doute pourri jusqu'à la moelle. Et il s'en fiche. Des trésors, il en voit si peu dans les autres. Ce ne sont que des pantins, des entités vides qu'il peut répartir en deux catégories. Ceux qui agissent contre lui, et méritent la mort - les ennemis, auxquels s'adjoignent toutes les Chimères. Et ceux qui le suivent, peu importe leur motivation, Hurle s'en fiche bien du moment qu'il peut compter sur eux et qu'ils restent à leur place. Ce ne sont pas des êtres qui en valent la peine. Quel trésor se cache en eux, alors ?
Il a envie de rire.
Un trésor dans un de ses subalternes. Qu'est-ce qu'il n'est pas obligé d'inventer, franchement.

Elle aime le prénom qu'il lui a donnée, trouvant qu'il fait référence au vent. L'espace d'un instant, Hurle se demande s'il a fait une erreur. Avant de décider que c'est sans doute sa façon de voir les choses. Pour lui, le silence c'est plutôt l'absence de vent. Le vent, lui, hurle. Comme lui. Finalement, il en a terminé avec son travail, et la jeune femme semble en être satisfaite. De toute façon, même si elle ne l'était pas, il... ah, non, rien du tout, il essaie tout de même de faire bonne impression. Elle est partante, elle accepte de l'aider ; même lui sait qu'on ne peut rien avoir sans donner quelque chose en échange. Il n'en serait pas là où il est aujourd'hui s'il n'avait pas perdu l'une des choses les plus importantes de sa vie. « Je te remercie sincèrement. Ce devrait être par là, je suppose. » Il désigne une direction un peu vague, ne sachant pas exactement où ; les arbres se ressemblent tous à ses yeux. Toutefois, c'est une question de logique. Hurle a le sens de l'orientation et arrive à deviner à peu près son cheminement. Il a une idée de son point de départ ; c'est donc ailleurs. Dans une zone qu'il identifie assez mal, mais avec l'aide de la jeune femme, cela devrait aller mieux, non ? Il lui emboîte donc le pas, ajoutant : « On verra ce qu'on trouvera quand on le trouvera. » Ceci afin d'éviter trop de questions pour l'objet ; comment réagirait-elle si il lui annonçait qu'il cherchait un cadavre ? Cela ne la choquerait peut-être pas, mais il ne la connaît pas assez pour en être sûr. En général, les gens sont plutôt effrayés par la mort, alors qu'elle est plutôt familière pour Hurle. Un peu comme une vieille amie qu'il déteste de tout son âme : haïssable mais extrêmement proche de lui. « A priori, ce devrait être au sol, mais je n'en suis pas sûr non plus. »
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Lun 2 Fév - 16:17



« Tous les hommes cachent un trésor en eux. » Ah bon.
Eris, toi tu n'aurais pas pensé ça, loin de là. Tu aurais plutôt cru que les gommes cachent des secrets. Les hommes sont tous énigmatiques à leur manière, ils se veulent impénétrables, mais tout le monde sait qu'on ne l'est pas vraiment. Le mensonge est la meilleure couverture, pourtant parfois on préfère juste ignorer et fermer les yeux, plutôt que de connaître la vérité.
Toi, tu es discrète, tu agis presque comme une clandestine. Tes secrets sont à la fois préservés et visibles de tous. Finalement, tu es une chanceuse, alors tu ne prends même pas la peine de complètement te dissimuler. Tu es sous leurs yeux, tu es l'exemple même de ce phénomène d'aveugles.
« Quelque chose au sol...Il faudrait être plus précis pour que je puisse t'aider. »
Silence. Tu le regardes fixement et tu te rends compte de ce que tu viens de dire. Tu te rends compte que cela pourrait être déplacé.
« Pardon, tu n'as pas à me le dire. C'est juste que...Non, rien. Tu peux oublier. »
C'est peut-être son secret, voilà ce à quoi tu penses. Il est sûrement rester vague volontairement et tu n'as à en savoir plus, pas si il ne le souhaite pas. Toi aussi, tu préfères qu'on évite de te poser d'autres questions, alors c'est forcément mieux comme ça. Tu ne peux pas reprocher aux autres ce que tu fais toi-même.

Il t'indique un chemin et ce, après t'avoir remerciée. Tu te dis qu'il n'a pas à le faire, mais que toi tu aurais du le faire. Dire merci, voilà quelque chose de bien inhabituel, parce que dans un sens comme dans l'autre, on ne t'y a pas souvent confrontée. Ça te semble être quelque chose de poli, qui se veut agréable, sauf que ça ne vient pas naturellement.
C'est assez gênant, en réalité.
« Euh oui...De rien, enfin merci à toi surtout. Maintenant, je vais pouvoir utiliser mes deux bras sans risques. Enfin, en route. La forêt est grande, Silence. »
Il le savait probablement, tout le monde le sait. C'est pour cette raison qu'il est si facile de se perdre. Pour cette raison et bien d'autres encore. La forêt de cuivre n'est pas un endroit sûr, il faut être légèrement aliéné pour s'y rendre aussi souvent que tu le fais, la différence c'est que tu n'as pas peur. Après tout ce que tu as vécu, tu te fiches un peu de ce qui pourrait t'arriver, même si ce n'est qu'une potentielle illusion pour te convaincre toi-même.

La vérité, c'est que tu as tenté de couper court à la conversation, tu n'avais pas envie de t’étaler sur de longs remerciements. Vous vous rendez service l'un à l’autre et c'est tout, c'est normal. Et comme pour illustrer ce que tu viens de faire, tu t'approches de lui et le tire par la manche, en l’entraînant derrière toi. D'une certaine façon, tu l'obliges à te suivre. Seulement d'un certaine façon, parce que lâches très vite son vêtement et qu'il lui suffirait de faire demi-tour.

Eris, tu avances d'un pas presque sautillant et enfantin, ton regard s'égare ici et là. De temps en temps, tu t'arrêtes pour caresser les feuilles de quelques arbres, tout en prenant bien garde de ne pas te couper. Tu prends aussi le temps de te baisser pour ramasser celles qui sont cassées et qui se trouvent au sol. D'un coup, tu sors une pince en métal de ton sac et tu l'utilises. Tu prends quelques morceaux de branches, ils te serviront plus tard. Ton sac commence à se faire lourd, mais c'est tout à fait supportable.
C'est comme une promenade de santé pour toi, tant pis si ton compagnon d'un jour ne l'apprécie pas. Toi, tu n'y penses pas le moins du monde. Toi, tu apprécies ce qu'il se passe.

Cela fait un moment que vous marchez maintenant et soudain, tu aperçois une forme un peu plus loin. C'est par terre et ça ne te rappelle pas vraiment un monticule de terre. Tu ne sais pas ce que cela pourrait être, tu sais juste que c'est quelque chose qui ne te dit rien. Tu l'as peut-être juste oublié, mais tu es certaine que ce n'est pas une souche d'arbre. Tu te demandes si ce n'est pas ce que vous cherchez depuis le début.
« Je crois voir quelque chose là-bas. Je ne sais pas vraiment ce que c'est. Tu crois que ça peut être ce que tu cherches. »
Mais tu pourrais aussi t'être trompée.
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Mer 4 Fév - 20:50

Pour le moment, tout fonctionne bien, elle a accepté de l'aider. Hurle se sent soulagé, d'une certaine manière. La manipulation n'est pas vraiment son fort. Il est bien plus doué pour faire peur et impressionner ; c'est comme ça qu'il arrive à maintenir son autorité. Toutefois, il n'en a aucune sur elle, et n'a pas envie d'en établir tant qu'il ne se sera pas décidé sur son cas. Se servir d'elle pour trouver quelque chose ne lui pose visiblement pas problème, cependant - l'homme est parfois assez opportuniste. Elle semble vouloir savoir ce qu'ils cherchent, avant de se raviser, Hurle ne sait pas trop pourquoi d'ailleurs. Bien sûr, cela l'arrange, il n'aurait pas envie de lui dire que c'est un corps qu'ils recherchent ; aussi ne dit-il rien, pour ne pas attirer son attention. Ça aussi, c'est un masque qu'il sait plutôt bien utiliser. Le masque de l'homme mystérieux. Même si, manque de bol, elle n'est pas une cible idéale pour cela. Elle utilise elle-même trop bien ce procédé. En effet, impossible d'expliquer pourquoi elle le remercie, lui, de pouvoir arpenter en toute sûreté la forêt. Hurle ne comprend pas. Et c'est peut-être mieux s'il ne cherche pas à comprendre. Il devrait se contenter d'accepter le fait, tout simplement, accepter un remerciement qui n'a rien de mérité. A quand remonte la dernière fois qu'on l'a remercié, d'ailleurs ? Ses pions ne sont pas en mesure de le remercier pour quoique ce soit. Il n'a jamais rien fait pour encourager ses subalternes à le remercier, il n'est même pas du genre à les complimenter ; même son second n'en reçoit pas vraiment. Heureusement pour lui, Lancelot a fini par comprendre quand son chef est satisfait de lui. La façon dont il le regarde faut tous les compliments du monde - d'où les remerciements. Reste Aradia. Hurle estime qu'elle n'a pas à le remercier alors qu'il ne fait qu'accomplir son devoir. Et puis, ces derniers temps, elle ne semble pas vraiment être traversée par cette idée, d'ailleurs. Non, vraiment, qu'on le remercie, cela lui fait bizarre. Et pour cacher son embarras, Hurle se mure dans le silence.
N'est-ce pas le nom qu'il s'est choisi, d'ailleurs ?

Il la laisse avancer à son rythme. Le coin est beaucoup trop dangereux pour qu'il l'arpente avec légèreté, et gronder la jeune femme parce qu'elle semble flâner n'arrangera rien. Au contraire, il risque de la vexer, et il a conscience qu'il a besoin de son accord pour avancer. Alors il ne dit rien, même si son apparente insouciance l'énerve un peu. Notamment le fait qu'elle se serve sur les arbres, comme s'il s'agissait d'une matière première. Cela rend Hurle légèrement pensif. Peut-être pourrait-il bien y trouver un intérêt, un jour. Il garde précieusement cette information en tête, au cas où. Il faudra qu'il interroge Walker là-dessus, d'ailleurs. Il y a moyen de faire quelque chose avec cette forêt.
Cela le fait sourire.
Au même moment, la jeune femme semble avoir repéré quelque chose. Hurle acquiesce et la dépasse pour se pencher vers la chose qu'elle a entraperçue. Effectivement, c'est difficile de confondre cela avec un élément de la nature. Toutefois, la décomposition du corps le rend beaucoup plus discret, il semble se fondre dans le paysage. Hurle n'est pas ému par la vision. Ce cadavre n'est pas celui de sa mère ou de sa sœur, il n'est donc qu'un de plus parmi les nombreux qui jalonnent son existence. Même si pour une fois, Hurle n'y est pour rien, et aurait préféré le savoir en vie. Ne serait-ce que parce qu'autrement, il n'aurait pas été obligé de se rendre lui-même en forêt et de demander de l'aide à une créature indéterminée pour obtenir ce qu'il devait lui donner : cela lui aurait été servi sur un plateau d'argent. Bien sûr, on ne peut pas accuser le chef des Rafleurs d'être fainéant, loin de là ; toutefois, son temps lui est précieux, précisément parce qu'il est à la tête et qu'il a beaucoup de choses à considérer. Il faut bien qu'il y en ait un qui réfléchisse assez pour prendre les bonnes décisions, chez les Rafleurs ; curieusement, Hurle ne considère pas que ses subalternes pourraient proposer des idées intelligentes, à l'exception notoire de Walker. Et puis, leur délivrer des informations, c'est trop dangereux. Sans en éprouver la moindre gêne, Hurle se met à fouiller le cadavre. Son état de décomposition et l'odeur nauséabonde ne le dérangent guère. Il parvient à extirper une petite enveloppe, et Hurle l'ouvre légèrement pour y jeter un coup d'œil. Puis sourit d'un air satisfait, avant de la glisse dans sa poche et de revenir vers sa guide, l'air guilleret. « J'ai trouvé mon trésor. Merci beaucoup. » Elle vient de gagner quelques points en sa faveur, en tout cas. La prochaine fois, Hurle jure qu'il se montrera un peu plus compréhensif à son égard. Un peu seulement. Parce que c'est quand même normal de l'aider, lui, quand il le demande. On ne refuse pas de lui prêter main forte. Jamais.
Pas si on tient à la vie, en tout cas.
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MessageSujet: Re: Chasse au trésor. #eris   Mer 25 Fév - 21:45



Un cadavre. C'est donc cela qu'il voulait trouver ? Tu trouves cela étrange. Oui, c'est assez bizarre, mais tu n'en tiens pas rigueur. Toi aussi Eris, tu as ton lot de cadavre et si fut un temps il t'aurait effrayée, ce n'est plus le cas. Tu n'as pas peur, tu n'éprouves aucun dégoût. C'est un cycle éternel, un éternel recommencement et au fond, tu te reconnais un peu dans cet être inanimé. Si pour ta part tu respires encore, tu n'as pas vraiment l'impression que la vie est en toi. Elle ne l'a peut-être jamais été . Tu ne peux en être certaine, toutefois ce vide qui fait que tu es toi en une preuve.
« De rien. C'est curieux comme trésor. »
Tu demeures silencieuse un instant, à la fois dubitative et intriguée. Tu soupires un coup, tu ne sais pas vraiment pourquoi. Est-ce parce que tu espérais mieux ? Oui, c'est bien possible.
« Je n'aurais pas appelé ça de cette façon, je crois.  »
Et pourtant, ce n'est pas tout. Tu as cette drôle d'impression d'être proche de ce macchabée, tu as l'impression que plus encore que le vide, vous avez d’autres choses en commun. Des morceaux. Quand tu t'es libérée il y a quelques temps de cela, tu t'es prise à réfléchir sur ta condition et tout ce qui s'était passé auparavant. S'il y a bien une chose dont tu peux être certaine, c'est que cette peau et ses membres qui te constituent ne sont pas les tient. On les a voilé à quelqu'un pour te les donner. En l'observant, tu te mets à penser que cet jambe ou ce doigt aurait pu être le tient.

Eris tu es prise au dépourvu. Toi qui t'agites habituellement, tu restes immobile et tu fixes la dépouille au sol. Tu la trouves belle d'une certaine façon, tu aimerais te voir comme tu l'as vois, mais ce n'est ce qui importe. Il semblerait que cogiter à propos de toute cette histoire ne te réussisse pas vraiment. Tes souvenirs te hantent bien trop souvent dernièrement et ton allégresse semble te quitter. Il te faut passer outre le malaise et la fascination morbide, tu te dois d'avoir l'air normale. Autant que tu le peux tout du moins et ce n'est pas chose facile, il est bien vrai.

Alors tu arrêtes de fixer cette partie du décor, tu commences à regarder ton compagnon du jour, celui que tu oublieras demain. Il a l'air différent tout à coup et étonnement dans son élément aussi. Ce qui aurait pu être perturbant, mais pas pour toi. Tu t'en fiches un peu. Toutefois ce qui te plaît vraiment réellement, ce qui te fascines pour le coup, c'est ce qu'il tient dans sa main.
Une enveloppe. Voilà un objet qui vient d'attiser ta curiosité. C'est donc cela son véritable trésor et tu comprends mieux à présent. Une enveloppe cela peut être de nombreuses choses, cela peut également représenté beaucoup. Tout cela te plaît beaucoup, ta curiosité et un bien vilain défaut.
« Je crois que je comprends mieux le côté évasif. Je t'avoue que je serais bien tentée de savoir ce que peut bien contenir ce bout de papier...je suppose que je n'ai pas le droit. »
Oui, tu le sais très, mais cela ne t'empêches pas d'en avoir très envie. Et puis, qui ne tente rien n'a rien. En y repensant, tu te dis que tu dois lui paraître bien moins intéressante tout à coup. C'est un simple échange de procédé, ça marche comme à la boutique. Comme les autres, il va sûrement disparaître.


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