Gefängnis



 

 
  Votre coeur à l'agonie est mon plus grand plaisir ♛ CAPUCINE
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MessageSujet: Votre coeur à l'agonie est mon plus grand plaisir ♛ CAPUCINE   Lun 11 Aoû - 23:07

C'est le corps blanc qui est assit avec élégance sur l'un des deux fauteuils rouge sanguin qui meublent cette pauvre baraque qui semble tenir par l'opération du saint esprit. C'est le corps blanc qui pose sa tête blanche sur sa main blanche. C'est Nix qui attend le temps, passant le temps, décomptant le temps dans le tic, et dans le tac. Crépitement infernal et doucereux de la mécanique du coeur, c'est le sang qui pulse dans les veines, irrigue ce corps pâle, irrigue la pensée. Breuvage rubis se diffusant dans cette carcasse fantomatique, c'est une vie bancale qui circule là dedans. Dérangeant .

Les yeux opalins se posent sur les feuilles d'une plante qui se fane. L'état de celle-ci est d'ailleurs tellement lamentable qu'il est difficile de définir de quelle espèce elle appartenait quand la vie la transcendait encore. Alors les paupières se couchent, effaçant la vision, et les pupilles voilées par l'ennuie détail l'une des nombreuses failles ruisselant à travers l'un des murs de béton de la pièce.

C'est terriblement fade. Cette expression, ce corps. Le tic tac agaçant. C'est lourd, le ronronnement de la genèse de la blanche devenant lassant. Délicatesse factice s'imposant sur les traits trop lisses de cette femme étrange, tout ceci est irritant.

Froissement du tissu de velours de l'accoudoir lorsqu'elle se meut d'une respiration plus forte que les autres, le bruit répété de la routine. C'est pesant, fatiguant... provocant. Alors le corps tic tac passe une langue rose sur ses lèvres pâles, et il attend. Avare de la nouveauté.


▽△▽

Tu croyais qu'il faisait nuit dehors. Mais en fait non, il fait bien jour. Grand jour même. Enfin, même si ceci est un bien grand mot en ce monde. On pourrait plutôt parler de cave allumée et de cave éteinte. Un endroit glauque, humide, et franchement sale. Sale en tout terme d'ailleurs. L'air, le sol, les gens... les âmes. La saleté à fait son nid partout. Absolument partout. Et toi dans tout ça Nix tu trimballes ta virginité blanche se moquant sans détour de tout ce cirque noir. Oh oui, grand jeu que tu as instauré pour ton bon plaisir. Cruelle règles que tu présentes aux autres. Toi au-dessus, eux en dessous. C'est dans une position obscène que tu gouvernes ton univers.

Sortant un livre de la commode où la plante se meurt, tu l'ouvres et commence à le lire tout en marchant à la cadence de ta mélodie crispante d'horloge trop bien réglée.

Tic.
Tac.


Et on cogne à la porte. Ta valse s'arrête mais tu ne lèves pas les yeux de ton livre. Une esquisse de sourire se trace sur tes lèvres, mais la neutralité de ton minois reprend rapidement le dessus, alors que ton bras gracile se baisse, fermant le livre par la même occasion.

▬ Entrez... C'est ouvert...

Ta voix suave sur un ton ni faible ni fort se délivre dans l'espace à l'intention de l'être ▬ ou la chose ? ▬ s'incrustant dans ton ennui. En attendant que la porte s'ouvre tu vas poser ton ouvrage proche de la plante presque morte, à l'agonie.


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MessageSujet: Re: Votre coeur à l'agonie est mon plus grand plaisir ♛ CAPUCINE   Jeu 14 Aoû - 2:15

Wonder how to fix these damages

all this goddamn damages, cover myself with bandages from all those goddamn damages
Elle ne sait plus comment elle en est arrivée à toquer, encore moins comment elle en est venue à se retrouver au cabinet de l’étrange psychologue, mais elle y était. Elle ne sait plus qui lui avait parlé de l’endroit, mis en garde contre l’étrangeté des lieux et l’ambiance macabre qui y régnait, mais cette personne avait raison.

Pour une fois, Capucine allait bien. Elle n’était sous l’emprise de rien –hormis peut-être la fatigue- et sa journée avait été relativement calme. Son petit job à la taverne ne commençait que dans quelques heures, et elle avait fini par flâner dans les rues du quartier noir. Où es-tu ? Elle ne voulait pas non plus chanter aujourd’hui, aujourd’hui était un jour étrange.

Etrange, parce que l’inconnu était de retour. A chaque virage qu’elle prenait, elle sentait ses yeux rivés sur elle. Hui, il était déguisé en femme. Une grande femme, brune, au visage fermé. Elle marchait vite, élégamment mais elle semblait pensive et triste. Seulement, Capucine voyait tout cela d’un autre œil. Le regard mélancolique de la femme lui inspirait plus de dégoût que de compassion. Elle fuyait, tournait à chaque coin de rue dans l’espoir de s’éloigner le plus possible de son cauchemar. Cependant, elle la voyait tout le temps. Dans les taudis, sur la grande place, dans la rue marchande. Partout. Ouvre les yeux.

Et peut-être que si elle avait été lucide, que si sa vision n’était pas obstruée par sa maladie, elle aurait compris que c’était elle qui suivait cette femme et non l’inverse. Elle aurait réalisé que malgré tous les tournants qu’elle prenait, elle revenait toujours à la même rue et suivait le même chemin. Capucine était folle, et elle ne le réalisait pas.

Et inconsciemment, c’était peut-être pour cela qu’elle se tenait maintenant devant la porte de la fameuse « Nix ». Ton âme pleure. La femme avait disparue dans une ruelle, et c’est seulement que Capucine avait réalisé où ses pas l’avaient menés. Elle était devant la « Case », un peu perdue mais rassurée. Malgré la disparition physique de son inconnu, elle sentait son regard insistant sur elle et elle n’hésita pas à franchir la porte de l’étrange cabinet. Pour sauver mon âme.

« Excusez-moi de déranger.. »

Elle sursauta.

Le décor était glauque, sombre, presque… perturbant. Un frisson vint lui caresser le dos, et elle s’empressa de taire son mauvais pressentiment. Elle posa les yeux sur une femme. La seule personne dans cette pièce. Et à nouveau, elle se sentit oppressée. L’aura de Nix –car elle supposait que c’était bien elle- n’était pas effrayante, ni même dangereuse. C’était juste étrange. Capucine avait l’impression que rien n’émanait de cette personne. Il n’y avait pas d’hostilité, mais pas d’empathie non plus. Ses yeux croisèrent les siens, et elle se sentit tomber, tomber, tomber. Le regard vide, presque translucide de cette femme lui retournait les entrailles, un quelque chose de bouleversant qu’elle n’arrivait pas à exprimer. Ses mots semblaient noués dans sa gorge, et Capucine paniquait.

« J-je.. Je suis désolée de débarquer à l’improviste. Mais j’étais poursuivie et… »

Elle restait collée dos à la porte, de peur de faire un pas, de peur de tomber dans les filets de Nix. De peur d’affronter la vérité. Elle le sentait, la chimère devait déjà l’avoir cernée.
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MessageSujet: Re: Votre coeur à l'agonie est mon plus grand plaisir ♛ CAPUCINE   Ven 15 Aoû - 8:35

Cachez-vous, cachez vous de vos âmes. Elles vous dévorent. Elles vous écrasent. Elles vous dominent, vous, êtres fait de faiblesse. Amas cellulaires transpercés par la peur panique d'être un pour deux. Vous êtes effrayé de ce second qui vous guette, qui vous assiste. Dans vos têtes il prend de la place. Trop de place. Alors vous poussez, vous poussez fort, vous êtes même violent, vous êtes agressif, et puis c'est le drame. Des larmes. Il pleur.

Vous fuyiez ces horribles sons qui vous harcèlent.

Vous pourchasse.

C'est le rythme cardiaque qui s'accélère, c'est les émotions qui remontent. C'est vos tripes qui se retournent quand vous pensez à ça. A ce truc qui prend trop de place en vous, qui est toujours là, et sadique joueur, moqueur et obscène il vous enlace.

Tout le temps...


▽△▽


Ses yeux. Tes yeux. Un croisement futile. Puis tu passes ton chemin, préférant détailler ce nouveau corps affolé qui se tient là, devant ta porte, tremblant, apeuré. Perdu. Tu regardes sans voir. T'as les yeux qui voient et qui voient pas. C'est ailleurs. C'est différent. C'est à côté et en même temps c'est au centre. C'est partout sans être là. Tout ça à contre sens de ce tic tac qui prend place dans l'air quand les voix ne s'élèvent pas. Le petit tic tac quelque part, on ne sait pas trop où, celui qui agace, celui qui prend la place du rythme de vos coeurs, contrôlant, pressant, savourant vos pulsations. Vos pulsions ? Le petit tic tac qui se place ici, au creux. Dans le néant. Il se love là et il joue.

Joue avec vous.

Tu la regardes sans regarder, ton corps blanc, fantomatique, planter là dans ces décombres étranges aux odeurs dérangeantes, aux ombres dérangeantes, à l'oxygène dérangeant. Puis y'a ce bizarre sourire sur ta face trop lisse. Y'a ce sourire triste, ce sourire joyeux, ce sourire tout, mystérieux. On sait pas trop. Ni eux, ni toi. Et y'a ce tic tac. On dirait que ça fait longtemps, que le temps n'est plus, qu'il a stagné. Mais non, c'est trente malheureuses secondes qui se sont écoulées. Juste ça.

▬ Ne vous excusez pas... calmez-vous et venez plutôt vous asseoir sur l'un des fauteuils... Je doute que la porte soit très confortable...

Y'a des gens qui se croient perdu quand ils entrent chez toi. Y'en a qui disent qu'ils sont la à l'improviste, d'autre qu'on les à forcer à venir. Mais tu ne crois pas vraiment à ces excuses légères, non. Chez toi on n'arrive pas par pur hasard. Non, chez toi on arrive parce qu'on aspire à sauver son âme...

Quête fortuite ici ! Dans la prison ! Ce n'est qu'une illusion. Une idiote illusion. Et tout ça ce sont les sentiments qui le jouent sous l'emprise d'un chef d'orchestre fou qu'on se plait à nommer espoir. Et sous tes yeux ce sont des âmes qui pleurent...

Que tu enlaces avec ces mots qui rassurent, qui ouvre l’esprit…
Qui font peur.

Alors ils tombent, tombent, tombent… C’est la chute. La folie.

▬ Vous voulez peut-être un thé ?... Il n’est pas de première qualité mais il fait du bien…

Y'a toujours cette voix trop douce, trop ronde, trop sans rien. C'est dérangeant. Ça craque. Ça bruisse. Ça glisse. Et tu te déplaces dans tes vêtements trop blancs pour ce lieu trop glauque. C'est le noir, c'est la lumière. T'es le corps qui fait tic tac. Le petit tic tac... Il se détourne et il se dirige vers ce qui semble une étagère remplit de choses diverses, et le regard opalin, presque sans pupilles, il s'agite.

▬ Ici vous ne craignez rien... Les gens vont rarement jusqu'à ma porte s'ils n'en n'ont pas besoin...

Le visage se tourne à peine, les oreilles écoutent la respiration suivant le tic tac, et le regard se pose un instant sur le frêle corps. Oui, juste un instant... parce que tu sais. Tu le sens. Ce rythme cardiaque qui a peur. Ce petit truc...

Dans la tête et qui prend de la place...

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